A/RES/49/169
Page 2
système international pour la protection des réfugiés, et notant avec
satisfaction que cent vingt-sept États sont maintenant parties à la
Convention, au Protocole ou à ces deux instruments,
Réaffirmant également le caractère purement humanitaire et non politique
des activités du Haut Commissariat, ainsi que l’importance capitale des
fonctions du Haut Commissaire qui est chargé de fournir une protection
internationale aux réfugiés et de trouver des solutions à leurs problèmes,
Se félicitant de la ferme volonté de fournir protection et assistance
aux réfugiés que continuent de manifester les États et du soutien précieux que
les gouvernements apportent au Haut Commissaire dans l’accomplissement de ses
tâches humanitaires,
Se félicitant également de l’engagement résolu qu’ont pris les États,
dans le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population
et le développement 6/, tenue au Caire du 5 au 13 septembre 1994, en faveur
de l’institution de l’asile ainsi que des réfugiés et personnes déplacées,
Soulignant que les États doivent aider le Haut Commissaire à trouver
rapidement des solutions durables aux problèmes des réfugiés et doivent
participer aux efforts visant à prévenir les situations qui provoquent des
exodes de population et à s’attaquer aux causes profondes de ces courants, et
insistant à ce sujet sur la responsabilité des États, en particulier lorsqu’il
s’agit des pays d’origine,
Félicitant le Haut Commissaire et son personnel pour la compétence, le
courage et le dévouement avec lesquels ils s’acquittent de leurs
responsabilités, rendant hommage aux membres du personnel qui ont risqué leur
vie dans l’exercice de leurs fonctions et notant avec un profond regret que
certains d’entre eux ont trouvé la mort par suite des événements violents
survenus dans plusieurs pays,
Félicitant également les États, notamment les pays les moins avancés et
les pays hébergeant des millions de réfugiés pendant de longues périodes, qui,
malgré les graves problèmes économiques, écologiques et de développement
auxquels ils se heurtent eux-mêmes, continuent d’accueillir sur leur
territoire un grand nombre de réfugiés, et soulignant la nécessité de répartir
le plus possible la charge que doivent supporter ces États, par le biais de
l’assistance internationale, y compris l’aide au développement et l’aide liée
à l’impact qu’a sur l’environnement la présence des très nombreux réfugiés et
personnes déplacées dont s’occupe le Haut Commissariat,
Notant avec préoccupation que le nombre des réfugiés et des autres
personnes auxquels le Haut Commissariat est appelé à apporter assistance et
protection a continué de s’accroître et que leur protection continue d’être
gravement compromise dans de nombreuses situations, du fait de pratiques
telles que le refus d’admission, l’expulsion illégale, le refoulement, la
détention injustifiée et d’autres menaces à leur sécurité personnelle, à leur
dignité et à leur bien-être, ainsi que de l’incapacité de faire respecter et
de garantir leurs libertés et droits de l’homme fondamentaux,
Consciente que dans certaines régions le recours abusif aux procédures
d’asile compromet l’institution de l’asile et empêche d’assurer aux réfugiés
une protection rapide et efficace,
Notant que le déplacement non volontaire de personnes à l’intérieur de
leur propre pays demeure un grave problème humanitaire et que les causes
6/
A/CONF.171/13, chap. I, résolution 1, annexe.
/...