Droits des peuples autochtones A/RES/74/135 la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones pour les femmes et les filles, Consciente que les violences dont les femmes et les filles autochtones sont victimes portent atteinte à leurs libertés et à leurs droits fondamentaux et constituent un obstacle majeur à la participation pleine, active et véritable des femmes autochtones, sur un pied d’égalité, à la vie en société, à l’économie et à la prise de décisions politiques, rappelant à cet égard la résolution 32/19 du Conseil des droits de l’homme en date du 1 er juillet 2016, intitulée « Intensification de l’action menée pour éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes : prévenir et combattre la violence contre les femmes et les filles, notamment les femmes et les filles autochtones » 12 , qui appelle l’attention sur cette question, et consciente des effets négatifs des formes multiples et conjuguées de discrimination, Soulignant qu’il importe de donner des moyens aux femmes et aux jeunes autochtones et de renforcer leurs capacités, notamment leur aptitude à participer pleinement et activement à la prise des décisions sur les aspects qui les concernent directement, y compris les politiques, programmes et ressources, le cas échéant, destinés à assurer leur bien-être et celui des enfants autochtones, en particulier dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi et de la transmission des langues, des pratiques et traditions spirituelles et religieuses, et des savoirs traditionnels, et consciente qu’il faut prendre des mesures pour favoriser la connaissance et la compréhension de leurs droits, S’inquiétant vivement du grand nombre de langues menacées, en particulier d e langues autochtones, et soulignant que, malgré les efforts entrepris, il reste urgent de préserver, de promouvoir et de faire revivre les langues menacées, en particulier les langues autochtones, Reconnaissant l’importance de l’Année internationale des langues autochtones, dont l’objectif est d’appeler l’attention sur le risque de disparition des langues autochtones et sur l’impérieuse nécessité de préserver, de revitaliser et de promouvoir ces langues, y compris comme vecteurs d’éducation, et de prendre sans délai de nouvelles mesures à cette fin aux niveaux national et international, Se félicitant des initiatives et activités mises en place par les gouvernements, les peuples autochtones et les organismes des Nations Unies dans le cadre de l ’Année internationale des langues autochtones (2019), y compris le rôle de premier plan joué par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture et le comité directeur chargé d’organiser la célébration de l’Année internationale, en concertation et en coopération avec les États Membres, l’Instance permanente sur les questions autochtones, la Rapporteuse spéciale du Conseil des droits de l ’homme sur les droits des peuples autochtones, le Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones, les peuples autochtones eux-mêmes et diverses parties prenantes, Considérant que les peuples autochtones peuvent contribuer au traitement de nombreuses questions préoccupant la communauté internationale, Considérant également qu’il importe pour les peuples autochtones de revitaliser, d’utiliser, d’enrichir et de transmettre aux générations futures leur histoire, leurs langues, leurs traditions orales, leur philosophie, leur système d ’écriture et leur littérature, __________________ 12 19-22233 Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante et onzième session, Supplément n o 53 (A/71/53), chap. V, sect. A. 3/10

Sélectionner le paragraphe cible3