A/RES/58/149
cinquante-quatrième session 17, et note avec une vive inquiétude qu’une protection
inadéquate ou une assistance inappropriée, particulièrement en ce qui concerne la
quantité et la qualité de vivres et d’autres secours matériels, accroît la vulnérabilité
des réfugiés et des demandeurs d’asile face à l’exploitation sexuelle et aux sévices
sexuels ;
20. Salue la décision du Haut Commissariat de mettre en place un code de
conduite pour le personnel humanitaire afin de lutter contre l’exploitation des
réfugiés, plus particulièrement contre leur exploitation sexuelle ;
21. Demande au Haut Commissariat, à l’Union africaine, aux organisations
sous-régionales et à tous les États africains, agissant en collaboration avec les
organismes des Nations Unies, les organisations intergouvernementales et non
gouvernementales et la communauté internationale, de renforcer et revitaliser les
partenariats existants et d’en nouer de nouveaux pour soutenir le régime
international de protection des réfugiés ;
22. Demande au Haut Commissariat, à la communauté internationale et aux
autres entités intéressées d’intensifier leur appui aux pays africains par des activités
propres à renforcer leurs capacités, notamment la formation des cadres dont ils ont
besoin, la diffusion d’informations sur les instruments et principes applicables aux
réfugiés, la fourniture de services financiers, techniques et consultatifs pour
accélérer l’adoption de lois concernant les réfugiés ou la modification des lois
existantes ainsi que leur application, et le renforcement de leurs capacités
d’intervention en cas de situations d’urgence et de leur aptitude à coordonner les
activités humanitaires ;
23. Réaffirme le droit au retour et le principe du rapatriement librement
consenti, demande instamment aux pays d’origine et aux pays d’asile de créer des
conditions propices au rapatriement librement consenti et, tout en considérant que
celui-ci demeure la meilleure des solutions, estime que l’intégration sur place et la
réinstallation dans un pays tiers, lorsque les circonstances s’y prêtent et s’il se peut,
sont également des formules viables pour remédier à la situation des réfugiés
africains qui, en raison des conditions qui règnent dans leur pays d’origine, ne sont
pas en mesure de retourner dans leurs propres foyers ;
24. Note avec satisfaction que des millions de réfugiés sont retournés de leur
plein gré dans leur pays grâce aux opérations de rapatriement et de réinsertion
menées à bien par le Haut Commissariat, avec le concours des pays d’accueil et des
pays d’origine, et salue les efforts qu’il déploie, en collaboration avec les autres
organismes des Nations Unies et les acteurs du développement, afin de créer des
conditions propices à des solutions durables, en particulier dans le cas des réfugiés
de longue date, notamment en recouvrant à la stratégie des « 4R » (rapatriement,
réinsertion, réadaptation et reconstruction) pour un retour viable ;
25. Engage la communauté internationale à répondre favorablement, dans un
esprit de solidarité et d’entraide, aux demandes des réfugiés africains désireux de se
réinstaller dans des pays tiers, et constate avec satisfaction que certains pays
africains ont offert aux réfugiés des possibilités de réinstallation sur leur territoire ;
26. Demande à la communauté internationale des donateurs d’apporter, selon
qu’il conviendra, une aide financière et matérielle permettant d’exécuter, en accord
avec les pays d’accueil et en conformité avec les objectifs humanitaires, des
_______________
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6
Ibid., cinquante-huitième session, Supplément no 12A (A/58/12/Add.1), chap. III, sect. E.
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