A/RES/56/72
Convaincue que les vœux et aspirations de leurs populations devraient continuer
d’orienter l’évolution du statut politique futur des territoires et que des référendums, des
élections libres et régulières et d’autres formes de consultation populaire sont importants
pour connaître ces vœux et aspirations,
Convaincue également qu’il ne saurait être question de mener des négociations en vue
de déterminer le statut d’un territoire sans y associer activement sa population,
Constatant que toutes les formules possibles d’autodétermination des territoires sont
valides dès lors qu’elles répondent aux vœux librement exprimés des populations
concernées et qu’elles sont conformes aux principes clairement définis dans ses résolutions
1514 (XV), 1541 (XV) et d’autres résolutions de l’Assemblée générale,
Sachant que l’envoi de missions de visite des Nations Unies constitue un moyen
efficace d’évaluer la situation dans les territoires, et estimant qu’il convient de garder à
l’étude la possibilité d’envoyer, en temps opportun et en consultation avec les puissances
administrantes, d’autres missions de visite dans les territoires,
Sachant également qu’en organisant un séminaire régional pour les Caraïbes à
La Havane, du 23 au 25 mai 2001, le Comité spécial a pu entendre les vues des
représentants des territoires ainsi que celles des gouvernements et des organisations de la
région touchant la situation politique, économique et sociale dans les territoires,
Sachant en outre que, pour qu’il comprenne mieux la situation politique des
populations des territoires et puisse s’acquitter efficacement de son mandat, il importe que
le Comité spécial soit tenu informé par les puissances administrantes et reçoive des
renseignements d’autres sources appropriées, y compris des représentants des territoires,
en ce qui concerne les vœux et aspirations des peuples des territoires,
Sachant qu’à cet égard l’organisation de séminaires régionaux dans les régions des
Caraïbes et du Pacifique, ainsi qu’au Siège et en d’autres lieux, avec la participation active
de représentants des territoires non autonomes, est pour le Comité spécial un bon moyen de
s’acquitter de son mandat, tout en reconnaissant la nécessité de revoir le rôle de ces
séminaires dans le cadre d’un programme de l’Organisation des Nations Unies visant à
établir le statut politique des territoires,
Sachant également que certains territoires n’ont pas reçu de mission de visite des
Nations Unies depuis longtemps, et que d’autres n’en ont jamais reçu,
Notant avec satisfaction la contribution apportée au développement de certains
territoires par les institutions spécialisées et autres organismes des Nations Unies, en
particulier le Programme des Nations Unies pour le développement, et par des organismes
régionaux comme la Banque de développement des Caraïbes,
Notant que les gouvernements de certains territoires se sont efforcés de satisfaire aux
normes de surveillance financière les plus exigeantes tandis que d’autres ont été cités par
l’Organisation de coopération et de développement économiques comme répondant aux
critères d’un paradis fiscal, suivant sa définition, et notant également que les
gouvernements de certains territoires se sont déclarés préoccupés par le manque de
dialogue entre eux et l’Organisation,
Rappelant les efforts constants du Comité spécial pour revoir ses travaux d’une
manière critique afin de faire des recommandations et de prendre des décisions appropriées
et constructives qui lui permettent d’atteindre les objectifs énoncés dans son mandat,
1.
Réaffirme le droit inaliénable des populations des territoires à
l’autodétermination, y compris, si elles le souhaitent, à l’indépendance, conformément à la
3
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