A/RES/58/206 5. Engage tous les gouvernements à élaborer et à promouvoir des stratégies qui permettent d’intégrer une démarche soucieuse d’équité entre les sexes dans la conception et la mise en œuvre des politiques économiques et des politiques de développement et dans l’évaluation des programmes d’action ; 6. Constate la nécessité d’intégrer une démarche soucieuse d’équité entre les sexes dans l’élaboration des politiques budgétaires à tous les niveaux, et invite les gouvernements à renforcer la pleine participation des femmes, sur un pied d’égalité, à la prise de décisions, notamment grâce à leur participation aux processus budgétaires ; 7. Constate également les interactions entre égalité des sexes et élimination de la pauvreté ainsi que la nécessité d’élaborer et d’appliquer, selon qu’il convient, en consultation avec la société civile, des stratégies globales d’élimination de la pauvreté soucieuses d’équité entre les sexes pour s’attaquer aux problèmes sociaux, structurels et macroéconomiques ; 8. Constate en outre la nécessité d’aider les gouvernements à intégrer une démarche soucieuse d’équité entre les sexes dans les politiques et la prise de décisions, et engage tous les gouvernements, les organisations internationales, y compris les organismes des Nations Unies, et les autres parties prenantes, à aider les pays en développement à intégrer une démarche soucieuse d’équité entre les sexes dans tous les volets de l’élaboration de leurs politiques, notamment grâce à la mise à disposition d’une assistance technique et de ressources financières ; 9. Souligne qu’il importe d’élaborer des stratégies nationales pour encourager les femmes défavorisées et les femmes pauvres à entreprendre des activités génératrices de revenus qui soient productives et viables ; 10. Demande instamment à tous les gouvernements de veiller à ce que les femmes aient les mêmes droits que les hommes et aient pleinement accès, à égalité avec eux, à l’éducation, à la formation, à l’emploi, aux technologies et aux ressources économiques et financières, y compris au crédit, en particulier les femmes rurales et celles qui travaillent dans le secteur non structuré, et de faciliter, le cas échéant, le passage des femmes du secteur non structuré au secteur structuré ; 11. Encourage les gouvernements, le secteur privé, les organisations non gouvernementales et les autres acteurs de la société civile à promouvoir et protéger les droits des travailleuses, à faire disparaître les obstacles juridiques et structurels à l’égalité des hommes et des femmes, ainsi que les comportements sexistes dans le monde du travail, et à prendre des mesures concrètes pour assurer l’égalité de rémunération entre hommes et femmes pour un travail égal ou de valeur égale ; 12. Demande instamment à tous les gouvernements de prendre toutes les mesures nécessaires pour éliminer la discrimination à l’égard des femmes en ce qui concerne l’accès aux prêts bancaires, aux prêts hypothécaires et autres formes de crédit, en accordant une attention particulière aux femmes pauvres et sans instruction, et en encourageant l’accès des femmes à l’aide juridique ; 13. Demande aux gouvernements et aux associations de chefs d’entreprise de faciliter l’accès des femmes, et notamment des jeunes femmes et des femmes chefs d’entreprise, à l’éducation et à la formation dans les domaines des affaires, de l’administration et de la télématique ; 14. Est consciente du rôle que joue le microfinancement, y compris le microcrédit, dans l’élimination de la pauvreté, le renforcement du pouvoir d’action des femmes et la création d’emplois, note à cet égard qu’il importe que les systèmes 4

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