Système financier international et développement A/RES/74/202 leurs politiques en fonction du Programme de développement durable à l’horizon 2030 12, dans le respect de leurs mandats ; 3. Note que, de par sa composition et sa légitimité universelles, l’Organisation des Nations Unies offre une tribune essentielle et unique pour débattre des questions économiques internationales et de leur incidence sur le développement , et réaffirme que l’Organisation est idéalement placée pour prendre part à diverses réformes qui visent à améliorer et à renforcer le fonctionnement du système financier international et de son architecture et à les rendre plus efficaces, sachant que la complémentarité des mandats de l’Organisation et des institutions financières internationales rend indispensable la coordination de leurs activités ; 4. Constate que des efforts considérables ont été consentis aux niveaux national, régional et international pour remédier aux problèmes posés par la dernière crise financière et économique mondiale, mais estime qu’il faut en faire plus pour promouvoir la reprise économique, gérer les conséquences de l ’instabilité des marchés mondiaux des capitaux et des produits de base, s’attaquer aux taux de chômage élevés et à l’endettement croissant qui frappent de nombreux pays ainsi qu’aux difficultés budgétaires endémiques, renforcer le secteur bancaire, notamment en le rendant plus transparent et plus responsable, reméd ier aux fragilités et aux déséquilibres systémiques, réformer et renforcer le système financier international et poursuivre et améliorer la coordination des politiques financières et économiques à l’échelon international ; 5. Souligne qu’un environnement économique mondial stable, inclusif et porteur revêt une importance critique pour promouvoir le développement durable, assurer le financement fiable et efficace du développement et réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030, grâce à la mobilisation de ressources à la fois publiques et privées, nationales et internationales ; 6. Note qu’il importe de tenir des discussions ouvertes, inclusives transparentes sur la modernisation des méthodes de mesure de l ’aide publique développement et sur l’utilisation proposée de la notion de « soutien public total développement durable » et réaffirme qu’aucune méthode de mesure de ce type doit se traduire par une dilution des engagements déjà pris ; et au au ne 7. Rappelle que débiteurs et créanciers, publics comme privés, doivent œuvrer de concert et dans la transparence pour prévenir et résoudre l es situations d’endettement insoutenable et qu’il incombe aux pays emprunteurs de maintenir l’endettement à un niveau soutenable, tout en estimant que les prêteurs ont également la responsabilité de prêter d’une manière qui ne compromette pas la soutenabilité de la dette du pays emprunteur, et prend note à cet égard des principes de la CNUCED visant à promouvoir des pratiques responsables pour l’octroi de prêts et la souscription d’emprunts souverains, tient compte des exigences prescrites par le Fonds monétaire international dans sa politique de limitation de la dette et par la Banque mondiale dans sa politique visant les emprunts assortis de conditions non concessionnelles, ainsi que des garanties inscrites par le Comité d ’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques dans son modèle statistique en vue de renforcer la soutenabilité de la dette dans les pays bénéficiaires, et œuvrera à la formation d’un consensus mondial autour des directives sur la responsabilité des débiteurs et des créanciers en matière d’emprunts et de prêts souverains, en faisant fond sur les initiatives en cours ; 8. Invite à cet égard sa présidence et le Secrétaire général à tenir dûment compte du fait qu’il importe de maintenir et de renforcer la stabilité financière et __________________ 12 19-22415 Résolution 70/1. 5/11

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