A/RES/74/202
Système financier international et développement
33. Réaffirme qu’un mécanisme de surveillance multilatérale efficace et
inclusif devrait être au centre des efforts de prévention des crises, souligne qu ’il faut
continuer à renforcer la surveillance des politiques financières des pays, et prend note
à cet égard des activités actuellement menées pour mettre à jour l ’approche du Fonds
monétaire international en vue de mieux intégrer la surveillance bilatérale et
multilatérale et pour nouer des liens transfrontières et intersectoriels entre les
politiques macroéconomiques et macroprudentielles, tout en surveillant de plus près
les retombées des politiques économiques et financières nationales sur l’économie
mondiale ;
34. Note que les pays d’origine des flux de capitaux peuvent recourir à des
combinaisons appropriées de politiques macroéconomiques, macroprudentielles et
réglementaires leur permettant d’atteindre leurs objectifs macroéconomiques
nationaux tout en évitant un effet de levier excessif et les retombées internationales
importantes associées à l’instabilité des flux de capitaux, engage ces pays à envisager
d’adopter de telles politiques et préconise le renforcement de la coordination
macroéconomique entre les pays d’importance systémique, qui peut également aider
à réduire l’instabilité des marchés mondiaux des capitaux ;
35. Invite les institutions financières et bancaires internationales à élaborer, en
concertation avec les autorités nationales, des directives adap tées à chaque contexte
sur la manière dont les pays peuvent attirer des investissements internationaux à long
terme, en faisant fond sur le Programme de développement durable à l ’horizon 2030,
dans le respect des plans et politiques nationaux, afin de rédu ire autant que possible
les effets négatifs de l’instabilité des marchés financiers ;
36. Réaffirme qu’il convient de moins s’en remettre de façon systématique aux
notations de crédit faites par des agences de notation, notamment en matière de
réglementation, et de promouvoir dans ce domaine une concurrence accrue et des
mesures visant à éviter les conflits d’intérêts ;
37. Invite les institutions financières et bancaires internationales à continuer
d’accroître la transparence et la rigueur en matière d ’analyse des mécanismes de
notation du risque, estimant que les cotations du risque souverain devraient reposer
le plus possible sur des paramètres objectifs et transparents, ce qui peut être facilité
par des données et des analyses de qualité, et engage les institutions compétentes,
dont la CNUCED, à poursuivre leurs travaux sur cette question, y compris l’incidence
éventuelle des activités des agences de notation privées sur les perspectives de
développement des pays en développement, dans le cadre de leurs mandats ;
38. S’engage de nouveau à faire en sorte que les femmes puissent participer
pleinement et sur un pied d’égalité avec les hommes à la vie économique et accéder
comme eux à la prise de décisions et aux fonctions de direction ;
39. Se félicite des efforts faits par les nouvelles banques de développement
pour mettre en place des systèmes de sauvegarde, en consultation ouverte avec les
parties prenantes et sur la base des normes internationales établies, et encourage
toutes les banques de développement à créer ou gérer des systèmes d e sauvegarde
sociale et environnementale, touchant notamment aux droits de l ’homme, à l’égalité
des genres et à l’autonomisation des femmes, qui soient transparents, efficaces,
efficients et d’actualité ;
40. Réaffirme que les États sont fortement invités à s’abstenir d’adopter ou
d’appliquer toute mesure économique, financière ou commerciale unilatérale
contraire au droit international et à la Charte des Nations Unies qui viendrait entraver
la pleine réalisation du développement économique et social, notamment des pays en
développement ;
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