A/HRC/RES/43/10 Soulignant la primauté des moyens d’application du Programme de développement durable à l’horizon 2030, et réaffirmant à cet égard les principes fondamentaux de la coopération internationale, qui ont une importance primordiale pour la réalisation concrète des objectifs de développement durable, Soulignant également la volonté résolue exprimée dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 d’aider les pays à assurer la soutenabilité de leur dette au moyen de politiques concertées destinées à favoriser le financement, l’allégement ou la restructuration de la dette, selon le cas, et de réduire le surendettement en réglant le problème de la dette extérieure des pays pauvres très endettés, Conscient des engagements pris dans le Programme d’action d’Addis-Abeba issu de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement et constatant que, en dépit des mesures prises au niveau international pour alléger la dette, de nombreux pays restent vulnérables à la crise de la dette et certains sont actuellement en situation de crise, dont un certain nombre des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement et quelques-uns des pays développés, Conscient également du fait que tout État a le droit souverain de restructurer sa dette souveraine et que ce droit ne devrait être entravé ou limité par aucune mesure émanant d’un autre État, Affirmant que le fardeau de la dette complique encore les nombreux problèmes auxquels se heurtent les pays en développement, contribue à l’extrême pauvreté et fait obstacle au développement humain durable, et entrave donc sérieusement la réalisation de tous les droits de l’homme, 1. Salue l’action et la contribution de l’Expert indépendant chargé d’examiner les effets de la dette extérieure et des obligations financières internationales connexes des États sur le plein exercice de tous les droits de l’homme, en particulier des droits économiques, sociaux et culturels1 ; 2. Décide de prolonger pour une période de trois ans le mandat de l’Expert indépendant chargé d’examiner les effets de la dette extérieure et des obligations financières internationales connexes des États sur le plein exercice de tous les droits de l’homme, en particulier des droits économiques, sociaux et culturels, tel qu’il est défini dans sa résolution 34/3 ; 3. Encourage l’Expert indépendant à coopérer, conformément à son mandat, avec le Comité des droits économiques, sociaux et culturels, les rapporteurs spéciaux, les autres experts indépendants, et les membres de ses groupes de travail spécialisés et de son comité consultatif sur les questions relatives aux droits économiques, sociaux et culturels et au droit au développement ; 4. Prie l’Expert indépendant de lui faire rapport régulièrement, ainsi qu’à l’Assemblée générale, conformément à leurs programmes de travail respectifs ; 5. Prie le Secrétaire général de fournir à l’Expert indépendant toute l’assistance nécessaire, et en particulier les ressources humaines et financières, dont il a besoin pour s’acquitter de ses fonctions ; 6. Demande instamment aux gouvernements, aux organisations internationales, aux institutions financières internationales, aux organisations non gouvernementales et au secteur privé de coopérer pleinement avec l’Expert indépendant dans le cadre de l’accomplissement de son mandat ; 7. Décide de poursuivre l’examen de cette question au titre du même point de l’ordre du jour, conformément à son programme de travail. 44e séance 19 juin 2020 1 2 Voir A/HRC/43/45 et Add.1 et 2. GE.20-08498

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