Modalités d’action accélérées des petits États insulaires
en développement (Orientations de Samoa)
A/RES/69/15
56. Sachant que les fuites de pétrole pouvant provenir de navires d’État coulés
suscitent des préoccupations en raison des conséquences environnementales qu’elles
ont pour les écosystèmes marins et côtiers des petits États insulaires en
développement et que la question des navires qui sont des tombeaux marins est un
sujet délicat, nous soulignons que ces États et les propriétaires des navires
concernés devraient continuer d’examiner la question dans un cadre bilatéral et au
cas par cas.
57. Nous savons qu’il faut adopter une approche écosystémique intégrée des
activités liées aux océans afin de tirer le meilleur parti des possibilités. Il faudrait
pour cela se fonder sur les meilleures données scientifiques disponibles, tenir
dûment compte des efforts de conservation et des mesures de précaution, et veiller à
la cohérence et à l’équilibre des trois dimensions du développement durable.
58.
Dans cette perspective, nous soutenons énergiquement les mesures visant à :
a) Promouvoir et appuyer les efforts déployés aux niveaux national, sousrégional et régional pour évaluer, conserver, protéger, gérer et exploiter de manière
rationnelle les océans, les mers et leurs ressources, en encourageant la recherche et
la mise en œuvre de stratégies sur la gestion des zones côtières et la gestion
écosystémique, y compris pour la gestion des pêches, et en renforçant les cadres
juridiques et institutionnels nationaux en vue de l’exploration et de l’exploitation
durable des ressources biologiques et non biologiques ;
b) Prendre des mesures nationales et régionales en faveur de l’exploitation
durables des ressources océaniques des petits États insulaires en développement et
faire que les habitants de ces États en tirent de plus en plus d’avantages ;
c)
Appliquer intégralement et de manière efficace les programmes pour les
mers régionales auxquels participent les petits États insulaires en développement ;
d) Lutter contre la pollution marine en nouant des partenariats efficaces, y
compris en mettant en place et en appliquant des dispositifs comme le Programme
d’action mondial pour la protection du milieu marin contre la pollution due aux
activités terrestres25 du Programme des Nations Unies pour l’environnement et, s’il
y a lieu, des instruments relatifs aux débris marins et à la pollution par les
nutriments et les eaux usées, ainsi qu’à d’autres types de pollution marine, et en
mettant en commun et en appliquant les pratiques optimales ;
e)
Prendre d’urgence des mesures pour protéger les récifs coralliens et
autres écosystèmes marins vulnérables en élaborant et en mettant en œuvre des
approches globales et intégrées pour la gestion et le renforcement de leur capacité
de résister aux pressions qu’exercent notamment l’acidification des océans et les
espèces envahissantes, et en faisant appel à des mesures comme celles qui figurent
dans le Cadre d’action 2013 de l’Initiative internationale pour les récifs coralliens ;
f)
Entreprendre des travaux de recherche scientifique sur le milieu marin et
renforcer les capacités technologiques des petits États insulaires en développement
dans ce domaine, notamment par la création de centres océanographiques régionaux
spécialisés et la fourniture d’une assistance technique pour la délimitation de leurs
zones maritimes et l’élaboration des demandes présentées à la Commission des
limites du plateau continental ;
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A/51/116, annexe II.
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