Situation relative aux droits humains
en République islamique d’Iran
A/RES/80/222
55/19 7 du Conseil des droits de l’homme et du rapport de la Rapporteuse spéciale sur
la situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran présenté en
application de la résolution 58/21 du Conseil 8 ;
2.
Constate que la République islamique d’Iran a engagé un dialogue avec
les organes conventionnels des droits humains, notamment en présentant des rapports
périodiques au Comité pour l’élimination de la discrimination raciale et en participant
à l’examen que lui a consacré le Comité en août 2024, et qu’elle a pris part au
quatrième cycle de l’Examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme ;
3.
Se félicite de la mise en place en septembre 2024 du cadre de coopération
technique entre la République islamique d’Iran et le Haut-Commissariat des Nations
Unies aux droits de l’homme, et constate que la République islamique d’Iran collabore
de manière constructive avec le Haut-Commissariat sur les questions de fond ;
4.
Constate que la République islamique d’Iran coopère avec certains
titulaires de mandat au titre des procédures spéciales, tout en faisant observer que la
portée de cette coopération est pour l’heure limitée et en réaffirmant qu’il importe de
dialoguer et de coopérer pleinement et sans réserve sur les questions de fond,
y compris l’accès au pays, en particulier avec la Rapporteuse spéciale sur la situation
des droits de l’homme en République islamique d’Iran et la Mission internationale
indépendante d’établissement des faits sur la République islamique d’Iran ;
5.
Prend note des efforts que déploie la République islamique d’Iran en
accueillant l’une des plus grandes populations de réfugiés au monde, dont quelque
3,49 millions de réfugiés et de demandeurs d’asile afghans et d’Afghans se trouvant
dans une situation prolongée apparentée à celle des réfugiés, selon les données
communiquées par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en juin
2024, salue ceux qu’elle consent pour donner à ces personnes accès à des services de
base, notamment aux soins de santé, à des permis de travail temporaires et à
l’éducation pour les enfants, tout en se déclarant profondément préoccupée par la
levée des protections juridiques temporaires dont bénéficiaient les réfugiés afghans
en République islamique d’Iran, les menaces qui pèsent sur les droits humains de ces
réfugiés, en particulier les femmes et les filles, et la restriction accrue imposée à
l’accès des Afghans sans papiers aux services de base, ainsi que le rapatriement et la
reconduite de force à grande échelle de plus de 1,65 million d’Afghans de la
République islamique d’Iran en 2025, y compris des personnes disposant de
documents valables et des enfants non accompagnés, ce qui expose les personnes de
retour à un grave risque de persécution, notamment de torture ou de meurtre, en
particulier les femmes et les filles qui sont en proie à de sérieuses difficultés et sont
privées du plein exercice de leurs droits humains en raison des politiques des Taliban,
et souligne qu’il est impératif de mener les expulsions d ans le respect du droit
international et des principes humanitaires, en préservant la dignité, la sécurité et les
droits des personnes touchées ;
6.
Prend note également de la volonté du Haut Conseil des droits de l’homme
et d’autres autorités iraniennes d’engager des dialogues bilatéraux sur les droits
humains, et les invite à intensifier ces dialogues ou à reprendre ceux qui ont été
interrompus ;
7.
Condamne avec la plus grande fermeté l’intensification alarmante et
considérable de l’application de la peine de mort, que la République islamique d’Iran
utilise de manière continue et généralisée, en violation de ses obligations
internationales, notamment les cas d’exécutions menées sur la base d’aveux forcés,
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A/HRC/58/63.
A/80/349.
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