A/RES/65/187 suffisantes au sein du système juridique, et d’y nommer à cette fin, en tant que de besoin, un responsable chargé des affaires de violence dirigée contre les femmes et les filles ; f) De veiller à la collecte et à l’analyse systématiques de données pour suivre l’évolution de toutes les formes de violence à l’égard des femmes, notamment des données sur l’efficacité des mesures prises pour prévenir et combattre cette violence, avec la participation des services nationaux de statistique et, le cas échéant, en partenariat avec d’autres acteurs, afin d’examiner et d’appliquer de manière effective les lois, politiques et stratégies ainsi que les mesures de prévention, tout en préservant la vie privée des victimes et la confidentialité des données les concernant ; g) De mettre en place les mécanismes nationaux appropriés afin de contrôler et d’évaluer l’application des mesures prises au plan national, y compris les plans d’action, pour éliminer la violence contre les femmes, notamment à l’aide d’indicateurs nationaux ; h) D’apporter l’appui financier voulu à la mise en œuvre des plans d’action nationaux et autres activités pertinentes visant à mettre fin à la violence à l’égard des femmes ; i) D’affecter des ressources adéquates à la promotion de l’autonomisation des femmes et de l’égalité entre les sexes ainsi qu’à la prévention et à la réparation de toutes les formes et manifestations de violence envers les femmes ; j) D’adopter toutes les mesures voulues, en particulier dans le domaine de l’éducation et dès les premiers niveaux du système scolaire, pour modifier les modes de comportement sociaux et culturels des hommes et des femmes de tous âges, de manière à favoriser l’apprentissage du respect mutuel et à éliminer les préjugés, coutumes et autres pratiques fondés sur l’idée de la supériorité ou de l’infériorité de l’un des deux sexes par rapport à l’autre et sur des stéréotypes concernant les rôles respectifs des hommes et des femmes, et de faire mieux percevoir le caractère inadmissible des violences exercées contre les femmes et les filles à tous les niveaux, notamment par l’intermédiaire des écoles, des enseignants, des parents, des organisations de jeunes et au moyen de matériels pédagogiques soucieux de l’égalité des sexes et des droits de l’homme ; k) De donner aux femmes, en particulier à celles qui vivent dans la pauvreté, les moyens d’être indépendantes, notamment en renforçant leur autonomie économique et en s’assurant qu’elles participent pleinement à la vie de la société et aux processus de décision, grâce, entre autres, à une politique sociale et économique qui leur garantisse le plein accès, sur un pied d’égalité et à tous les niveaux, à une éducation et à une formation de qualité et à des services publics et sociaux abordables et suffisants, ainsi que l’égalité d’accès aux ressources financières et à l’emploi et la plénitude et l’égalité des droits de propriété et d’occupation foncière ou autre, et en prenant d’autres mesures appropriées pour lutter contre l’augmentation du nombre des femmes sans abri ou mal logées, afin qu’elles soient moins exposées à la violence ; l) De traiter toutes les formes de violence dirigée contre les femmes et les filles comme des infractions pénales punies par la loi, de contribuer, notamment, à la prévention de ces actes, de veiller à ce que les peines soient proportionnelles à la gravité de l’infraction et d’inscrire dans la législation nationale les sanctions voulues pour en punir les auteurs et réparer, selon qu’il convient, les torts causés aux femmes et aux filles qui en sont les victimes ; 7

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