A/HRC/RES/58/16 2. Se félicite également des travaux que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a menés sur la question des droits de l’homme et de l’environnement, notamment de sa collaboration avec le Secrétaire général, le Programme des Nations Unies pour l’environnement et d’autres partenaires clefs, ainsi que de sa participation à des accords multilatéraux relatifs à l’environnement tels que la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et la Convention sur la diversité biologique ; 3. Se félicite en outre des travaux que le Programme des Nations Unies pour l’environnement, le Programme des Nations Unies pour le développement, le Fonds international de secours à l’enfance des Nations Unies et l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ont menés afin d’aider la Rapporteuse spéciale dans l’exécution de son mandat et de contribuer à clarifier la relation entre les droits de l’homme et l’environnement ; 4. Engage les États à participer de manière constructive à la Conférence des Nations Unies sur l’océan, qui se tiendra à Nice (France) en juin 2025, et à tenir compte du droit humain à un environnement propre, sain et durable dans leurs travaux et les résultats de leurs travaux ; 5. Demande aux États : a) De respecter, de protéger et de réaliser les droits de l’homme, y compris dans toutes les mesures engagées pour remédier aux problèmes environnementaux, notamment les changements climatiques, l’appauvrissement de la biodiversité marine, la pollution et la dégradation des sols ; b) D’adopter et de mettre en œuvre des lois solides qui garantissent, entre autres, les droits à la participation, à l’information, à l’accès à la justice, y compris à un recours utile, en matière d’environnement ; c) De mieux sensibiliser le public et d’encourager la participation de la société civile, des femmes, des enfants, des jeunes, des peuples autochtones, des paysans, des communautés locales, des petits pêcheurs et des communautés côtières, des personnes âgées, des personnes handicapées, des migrants et des autres personnes qui dépendent directement de la biodiversité et des services écosystémiques à la prise des décisions relatives à l’environnement, y compris aux procédures réglementaires, en protégeant tous les droits de l’homme, y compris les droits à la liberté d’expression et à la liberté de réunion et d’association pacifiques ; d) De s’acquitter pleinement de leurs obligations de respecter, de protéger et de réaliser les droits de l’homme, sans discrimination d’aucune sorte, y compris dans l’application des lois et politiques environnementales ; e) De s’employer à créer des conditions qui permettent aux citoyens, aux organisations de la société civile, y compris aux défenseurs des droits de l’homme liés à l’environnement et à ceux qui s’occupent de droits de l’homme et de questions environnementales et marines, d’agir à l’abri des menaces, sans entraves et en toute sécurité ; f) De prévoir des recours utiles en cas de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits, y compris lorsque l’exercice du droit humain à un environnement propre, sain et durable est compromis, en application de leurs obligations au regard du droit international ; g) D’établir et de maintenir des dispositifs juridiques et institutionnels destinés à encadrer les activités des acteurs publics et privés, ou de renforcer ces dispositifs s’ils existent déjà, afin de prévenir, de réduire et de réparer les dommages causés à la biodiversité et aux écosystèmes, en tenant compte des obligations et engagements relatifs aux droits de l’homme qui se rapportent à la jouissance d’un environnement propre, sain et durable ; h) D’appliquer, dans toutes leurs activités, le principe de précaution ou l’approche de précaution, selon le cas, afin de protéger efficacement les écosystèmes marins et côtiers ; 6 GE.25-05442

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