Nations Unies
A/RES/55/103
Assemblée générale
Cinquante-cinquième session
Point 104, b, de l’ordre du jour
Résolution adoptée par l’Assemblée générale
[sur le rapport de la Troisième Commission (A/55/602/Add.2)]
55/103. Question des disparitions forcées ou involontaires
L’Assemblée générale,
Guidée par les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, la
Déclaration universelle des droits de l’homme 1, les Pactes internationaux relatifs
aux droits de l’homme 2 et les autres instruments internationaux pertinents relatifs
aux droits de l’homme,
Rappelant sa résolution 33/173 du 20 décembre 1978, relative aux personnes
disparues, et ses précédentes résolutions sur la question des disparitions forcées ou
involontaires, en particulier sa résolution 53/150 du 9 décembre 1998,
Rappelant également sa résolution 47/133 du 18 décembre 1992, par laquelle
elle a proclamé la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre les
disparitions forcées, en tant qu’ensemble de principes qui doivent être appliqués par
tous les États,
Notant avec inquiétude que, selon le Groupe de travail sur les disparitions
forcées ou involontaires de la Commission des droits de l’homme, la pratique d’un
certain nombre d’États risque d’aller à l’encontre des dispositions de la Déclaration,
Profondément préoccupée en particulier par la multiplication des disparitions
forcées dans diverses régions du monde et par le nombre croissant d’informations
faisant état de mesures de harcèlement, de mauvais traitements et d’actes
d’intimidation à l’encontre de témoins de disparitions ou de familles de personnes
disparues,
Soulignant que l’impunité qui entoure les disparitions forcées contribue à
perpétuer le phénomène et constitue l’un des obstacles à l’élucidation des cas de
disparitions forcées,
Prenant note avec intérêt des initiatives prises aux niveaux national et
international en vue de mettre fin à l’impunité,
1
2
00 56558
Résolution 217 A (III).
Résolution 2200 A (XXI), annexe.
Distr. générale
2 mars 2001