A/RES/57/183 que trop sollicitées, continuent, en conformité avec les principes du droit d’asile, d’accepter la charge supplémentaire que leur impose la présence d’un nombre croissant de réfugiés et de personnes déplacées ; 14. Salue la décision des chefs d’État et de gouvernement africains d’aborder la question des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées en Afrique dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique 7 ; 15. Se déclare préoccupée par les cas où les principes fondamentaux du droit d’asile sont remis en cause par des expulsions ou refoulements illégaux de réfugiés ou par des menaces pesant sur leur vie, la sûreté de leur personne, leur intégrité, leur dignité et leur bien-être ; 16. Demande aux États de prendre, en coopération avec les organismes internationaux agissant dans le cadre de leurs mandats respectifs, toutes les mesures nécessaires pour assurer le respect du principe de la protection des réfugiés et de veiller en particulier à ce que le caractère civil et humanitaire des camps de réfugiés ne soit pas compromis par la présence ou les activités d’éléments armés ; 17. Déplore les morts, blessés et autres victimes que la violence a faits dans les rangs du personnel du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, prie instamment les États, les parties aux conflits et tous les autres intéressés de faire tout le nécessaire pour protéger les activités touchant l’aide humanitaire, empêcher que les membres du personnel humanitaire national et international ne fassent l’objet d’attaques et d’enlèvements, et garantir leur sécurité, demande aux États de mener des enquêtes approfondies sur tous les actes criminels commis contre le personnel humanitaire et d’en traduire les responsables en justice, et engage les organismes d’aide et leur personnel à respecter les lois et règlements des pays où ils mènent leurs activités ; 18. Condamne toute exploitation des réfugiés, en particulier leur exploitation sexuelle, et demande que les personnes responsables d’actes aussi déplorables soient traduites en justice ; 19. Salue la décision du Haut Commissariat de mettre en place un code de conduite pour le personnel humanitaire afin de lutter contre l’exploitation des réfugiés, et plus particulièrement contre leur exploitation sexuelle ; 20. Demande au Haut Commissariat, à l’Union africaine, aux organisations sous-régionales et à tous les États africains, agissant en collaboration avec les organismes des Nations Unies, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales et la communauté internationale, de renforcer et revitaliser les partenariats existants et d’en nouer de nouveaux pour soutenir le régime international de protection des réfugiés ; 21. Demande au Haut Commissariat, à la communauté internationale et aux autres entités intéressées d’intensifier leur appui aux gouvernements africains par des activités propres à renforcer leurs capacités, notamment la formation d’agents, la diffusion d’informations sur les instruments et principes applicables aux réfugiés, la fourniture de services financiers, techniques et consultatifs pour accélérer la promulgation de lois concernant les réfugiés ou la modification des lois existantes, ainsi que leur application, et le renforcement de leur capacité d’intervention en cas d’urgence et de leur aptitude à coordonner les activités humanitaires ; 22. Réaffirme le droit au retour et le principe du rapatriement librement consenti, demande instamment aux pays d’origine et aux pays d’asile de créer des conditions propices au rapatriement librement consenti et, tout en considérant que 5

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