A/HRC/RES/53/22
Saluant l’engagement pris par la Colombie en faveur de la paix au moyen de l’Accord
final pour la fin du conflit et la construction d’une paix stable et durable signé en novembre
2016 entre le Gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie
− Armée populaire (FARC-EP), et conscient des fonctions dévolues au Haut-Commissariat
des Nations Unies aux droits de l’homme dans le cadre de l’Accord de paix, en plus des
fonctions de suivi et d’assistance technique prévues par le mandat qui lui a été confié par la
Commission des droits de l’homme le 23 avril 1996 et par l’accord de pays hôte conclu en
janvier 2023 et fondé sur le mandat confié au Haut-Commissaire par l’Assemblée générale
dans sa résolution 48/141 du 20 décembre 1993,
Sachant que les structures et les mandats existants du système des Nations Unies dans
le pays sont importants et qu’il faut éviter que leurs fonctions fassent double emploi ou se
chevauchent et faire en sorte qu’elles se complètent,
Prenant en compte l’importance du soutien international, notamment de la société
civile, dans les efforts déployés par la Colombie pour appliquer pleinement toutes les
dispositions de l’Accord de paix, y compris au moyen de l’assistance technique et de la
coopération du Haut-Commissariat,
Conscient du travail important mené par la Mission de vérification des Nations Unies
en Colombie, dont le mandat a été créé par le Conseil de sécurité par sa résolution 2366
(2017) du 10 juillet 2017 et prorogé par la résolution 2673 (2023) du 11 janvier 2023, et
prenant dûment note du rapport du Secrétaire général sur la Mission de vérification qui rend
compte des obstacles à l’application de l’Accord de paix1,
Constatant que la Mission d’accompagnement du processus de paix de l’Organisation
des États américains continue d’apporter son soutien en Colombie, en accompagnant les
efforts de paix dans les territoires les plus touchés par le conflit armé interne, la criminalité
organisée et les inégalités,
Saluant le rôle important joué par le pays hôte des pourparlers de paix et les pays qui
garantissent et accompagnent le processus de paix qui a débuté à Oslo le 18 octobre 2012 et
a débouché sur un Accord de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie
− Armée populaire conclu le 12 novembre 2016 à La Havane, et conscient du soutien
inestimable de toutes celles et de tous ceux qui garantissent et accompagnent les négociations
de paix avec l’Armée de libération nationale,
Saluant également le travail mené par la Commission Vérité, coexistence et
non-répétition pour recenser et préciser les caractéristiques et les causes des violations des
droits de l’homme et des atteintes graves au droit international humanitaire commises dans
le contexte du conflit armé en Colombie, ainsi que pour promouvoir la reconnaissance des
victimes et les garanties de non-répétition, et contribuer à la coexistence,
Soulignant la nécessité de donner effet à l’ensemble des recommandations formulées
par la Commission Vérité, coexistence et non-répétition dans son rapport final publié en juin
2022, qui est un instrument essentiel pour appliquer pleinement l’Accord de paix,
Notant que, dans son rapport sur la situation des droits de l’homme en Colombie2, le
Haut-Commissaire a indiqué que la violence, notamment la violence sexuelle et fondée sur
le genre, le déplacement et la séquestration par des acteurs armés dans les zones rurales et
dans certains centres urbains touchaient de manière disproportionnée les défenseurs des
droits de l’homme, les militants écologistes, les responsables de mouvements sociaux, les
autochtones, les populations locales, les personnes d’ascendance africaine, les dirigeants de
mouvements paysans, les signataires de l’Accord de paix et les femmes et les filles, ainsi que
certaines personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre,
Réaffirmant que les défenseurs des droits de l’homme jouent un rôle essentiel en
parlant au nom des personnes qui se trouvent dans les situations les plus vulnérables, et
soulignant qu’il importe d’aider le Gouvernement à appliquer les politiques qui visent à
protéger les défenseurs des droits de l’homme,
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S/2023/222.
A/HRC/52/25.
GE.23-13952