A/RES/60/171 suivre la situation des droits de l’homme et de la coopération offerte aux titulaires de mandats relevant des procédures spéciales de la Commission des droits de l’homme durant leurs visites ; b) De la visite que la Rapporteuse spéciale de la Commission des droits de l’homme sur la violence à l’égard des femmes, ses causes et ses conséquences, a effectuée en République islamique d’Iran du 29 janvier au 6 février 2005 ; c) De la visite que le Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme sur le logement convenable en tant qu’élément du droit à un niveau de vie suffisant a effectuée en République islamique d’Iran du 19 au 30 juillet 2005 ; d) Que le chef de la magistrature de la République islamique d’Iran ait recommandé aux juges, en décembre 2002, de choisir une autre forme de peine dans les cas où la lapidation serait applicable ; e) Que le chef de la magistrature ait annoncé, en avril 2004, l’interdiction de la torture et l’adoption par le Parlement d’une loi interdisant la torture, qui a été approuvée par le Conseil de surveillance en mai 2004 ; f) Que la République islamique d’Iran, en tant que partie à la Convention relative aux droits de l’enfant4, se soit acquittée de son obligation de faire un exposé devant le Comité des droits de l’enfant en janvier 2005 ; g) Des dialogues sur les droits de l’homme engagés entre la République islamique d’Iran et un certain nombre de pays, tout en regrettant que depuis quelque temps, certains d’entre eux ne se réunissent plus à intervalles réguliers ; h) De la coopération établie avec les organismes des Nations Unies pour élaborer des programmes dans le domaine des droits de l’homme, de la bonne gouvernance et de l’état de droit ; 2. Se déclare profondément préoccupée : a) Par la persistance des actes de harcèlement, d’intimidation et de persécution visant des défenseurs des droits de l’homme, des organisations non gouvernementales, des opposants politiques, des dissidents religieux, des réformistes politiques, des journalistes, des parlementaires, des étudiants, des religieux, des universitaires et des blogueurs, notamment les restrictions injustifiées imposées aux libertés de réunion, d’opinion et d’expression, par le recours aux arrestations arbitraires de personnes et de membres de leur famille, par la fermeture injustifiée de journaux et le blocage de sites Internet, ainsi que par l’absence de nombre des conditions nécessaires au déroulement d’élections libres et régulières, notamment la déclaration arbitraire d’inéligibilité d’un grand nombre de candidats potentiels, y compris toutes les femmes, durant les élections présidentielles de juin 2005 ; b) Par le non-respect persistant des normes internationales dans l’administration de la justice et, en particulier, l’absence de garanties d’une procédure régulière, le refus de garantir un procès public et équitable, le déni du droit des détenus de bénéficier de l’assistance d’un conseil et d’avoir accès à un conseil, le recours aux lois sur la sécurité nationale pour dénier les droits de l’homme, le harcèlement, l’intimidation et la persécution d’avocats de la défense et autres conseils, le non-respect des garanties reconnues sur le plan international, notamment en ce qui concerne les personnes appartenant à des minorités religieuses, ethniques ou nationales, qu’elles soient officiellement reconnues ou non, l’application de peines de prison arbitraires, et la violation des droits des détenus, notamment le recours systématique et arbitraire à la réclusion cellulaire prolongée, 2

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