A/RES/60/171 dans tous les cas, y compris pour des membres de groupes minoritaires religieux, ethniques, linguistiques ou autres, qu’ils soient officiellement reconnus ou non ; c) D’éliminer, en droit et en pratique, le recours à la torture et aux peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants tels que l’amputation et la flagellation, de mettre fin à l’impunité pour les violations des droits de l’homme qui constituent des crimes en en traduisant les auteurs devant la justice conformément aux normes internationales et, comme l’a proposé le Parlement iranien élu, d’adhérer à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants 7 ; d) D’abolir les exécutions publiques et autres exécutions effectuées au mépris des garanties internationalement reconnues, en particulier les exécutions de personnes qui étaient âgées de moins de 18 ans lorsque l’infraction a été commise, ainsi que le demandait le Comité des droits de l’enfant dans son rapport de janvier 2005 8, et de maintenir le moratoire sur les exécutions par lapidation et de lui donner force de loi, ce qui serait un premier pas vers l’abolition de cette peine ; e) D’éliminer, en droit et en pratique, toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes et des filles et, comme l’a proposé le Parlement iranien élu, d’adhérer à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ; f) D’éliminer, en droit et en pratique, toutes les formes de discrimination inspirées par des motifs religieux, ethniques ou linguistiques et autres violations des droits de l’homme dirigées contre des personnes appartenant à des minorités, y compris les Arabes, les Kurdes, les Baloutchis, les chrétiens, les juifs, les musulmans sunnites et les bahá’ís, et d’examiner ouvertement cette question avec la pleine participation des minorités elles-mêmes, de garantir à tous le plein respect du droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction, et d’appliquer les dispositions du rapport de 1996 du Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme sur l’intolérance religieuse 9 , contenant des recommandations à la République islamique d’Iran en vue de l’émancipation de la communauté bahá’íe ; 4. Encourage les mécanismes thématiques de la Commission des droits de l’homme, notamment le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, le Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, le Rapporteur spécial sur l’indépendance des juges et des avocats, la Rapporteuse spéciale sur la liberté de religion ou de conviction, le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, la Représentante spéciale du Secrétaire général sur la situation des défenseurs des droits de l’homme et le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, à se rendre en République islamique d’Iran ou à poursuivre leurs travaux en vue d’y améliorer la situation des droits de l’homme, et prie instamment le Gouvernement de la République islamique d’Iran de coopérer avec ces mécanismes spéciaux et de montrer comment il a été donné suite à leurs recommandations, y compris à celles des titulaires de mandats spéciaux relevant des procédures spéciales qui ont effectué des visites dans le pays au cours des douze derniers mois ; _______________ 7 Ibid., vol. 1465, no 24841. Voir CRC/C/146. 9 Voir E/CN.4.1996/95/Add.2 et Corr.1. 8 4

Sélectionner le paragraphe cible3