A/RES/63/111
Consciente de l’importance de l’exploitation durablement viable et de la
gestion des ressources et des utilisations des mers et des océans pour la réalisation
des objectifs internationaux de développement, y compris ceux énoncés dans la
Déclaration du Millénaire 7,
Sachant que les problèmes des espaces marins sont étroitement liés et doivent
être envisagés comme un tout selon une optique intégrée, interdisciplinaire et
intersectorielle, et réaffirmant qu’il faut améliorer la coopération et la coordination
aux échelons national, régional et mondial, conformément à la Convention, pour
soutenir et compléter ce que fait chaque État pour promouvoir et faire appliquer la
Convention, ainsi que la gestion intégrée et la mise en valeur durable des mers et
des océans,
Réaffirmant qu’il faut absolument coopérer, notamment en renforçant les
capacités et en transférant des technologies marines, afin que tous les États,
spécialement les pays en développement et en particulier les pays les moins avancés
et les petits États insulaires en développement, ainsi que les États côtiers d’Afrique,
puissent appliquer la Convention et tirer profit de la mise en valeur durable des mers
et des océans, et aussi participer pleinement aux instances et mécanismes mondiaux
et régionaux qui s’occupent des questions relatives aux océans et au droit de la mer,
Soulignant qu’il faut faire en sorte que les organisations internationales
compétentes soient mieux à même de contribuer, aux niveaux mondial, régional,
sous-régional et bilatéral, grâce à des programmes de coopération avec les
gouvernements, à l’amélioration des capacités nationales dans les domaines des
sciences marines et de la gestion durable des océans et de leurs ressources,
Rappelant que les sciences de la mer aident considérablement à éliminer la
pauvreté, favoriser la sécurité alimentaire, préserver les ressources marines et le
milieu marin de la planète au niveau mondial, mieux comprendre et prédire les
phénomènes naturels et y réagir, et promouvoir la mise en valeur durable des mers
et océans, car elles améliorent les connaissances grâce à des efforts de recherche
soutenus et à l’analyse des résultats de l’observation et ces connaissances sont
appliquées à la gestion et à la prise de décisions,
Rappelant également qu’elle a décidé, dans ses résolutions 57/141 du
12 décembre 2002 et 58/240 du 23 décembre 2003, suivant la recommandation du
Sommet mondial pour le développement durable 8, de mettre en place, dans le cadre
de l’Organisation des Nations Unies, un mécanisme d’information et d’évaluation à
l’échelle mondiale concernant l’état, présent et prévisible, du milieu marin, y
compris les aspects socioéconomiques de la question, en se fondant sur les
évaluations régionales existantes, et constatant qu’il faut que tous les États
coopèrent à cette fin,
Se disant de nouveau préoccupée par les incidences néfastes sur le milieu
marin et la diversité biologique, en particulier les écosystèmes marins vulnérables, y
compris les récifs coralliens, les activités de l’homme telles que la surexploitation
des ressources biologiques marines, les pratiques de pêche destructrices, l’impact
physique des navires, les invasions d’espèces allogènes et la pollution du milieu
marin, quelle qu’en soit l’origine, notamment celle produite par des activités
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Voir résolution 55/2.
Voir Rapport du Sommet mondial pour le développement durable, Johannesburg (Afrique du Sud),
26 août-4 septembre 2002 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.03.II.A.1), chap. I,
résolution 2, annexe.
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