Le droit à l’alimentation
A/RES/80/210
ralentissement de l’appauvrissement de la biodiversité et l’amélioration des
conditions de vie des personnes vivant en milieu rural,
Réaffirmant que tous les droits humains sont universels, indissociables,
interdépendants et intimement liés, et qu’il faut les considérer globalement, de
manière équitable et équilibrée, sur un pied d’égalité et en leur accordant la même
importance, comme le proclament la Déclaration et le Programme d’action de
Vienne 12,
Réaffirmant également que l’instauration, aux niveaux national et international,
d’un environnement politique, social et économique pacifique, stable et favorable est
indispensable pour que les États puissent accorder la priorité qui convient à la sécurité
alimentaire, à l’amélioration de la nutrition et à l’élimination de la pauvreté,
Rappelant, comme il est dit dans la Déclaration de Rome sur la sécurité
alimentaire mondiale, la Déclaration du Sommet mondial de l’alimentation et la
Déclaration de Rome sur la nutrition 13 , que la nourriture ne doit pas être utilisée
comme un instrument de pression politique et économique, et réaffirmant à ce propos
l’importance de la coopération et de la solidarité internationales, ainsi que la nécessité
de s’abstenir de prendre des mesures unilatérales qui soient contraires au droit
international et à la Charte et qui compromettent la sécurité alimentaire et la nutrition,
Saluant l’action menée par le système des Nations Unies, en particulier
l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Programme
alimentaire mondial et le Fonds international de développement agricole, pour
éliminer la faim et assurer la sécurité alimentaire et une meilleure nutrition, et
consciente du travail que ces entités accomplissent pour soutenir les États Membres
dans l’action qu’ils mènent en vue de réaliser pleinement le droit à l’alimentation,
notamment en fournissant aux pays en développement une assistance technique à
l’appui de la mise en œuvre de leurs cadres de priorités nationaux,
Consciente du rôle du Comité de la sécurité alimentaire mondiale, instance
internationale et intergouvernementale inclusive et essentielle permettant à un grand
nombre de parties prenantes d’œuvrer ensemble de manière coordonnée et à l’appui
des processus dirigés par les pays afin d’éliminer la faim et d’assurer la sécurité
alimentaire et la nutrition pour tous les êtres humains,
Convaincue que chaque État doit adopter une stratégie compatible avec ses
ressources et ses capacités pour atteindre ses objectifs individuels s’agissant de
l’application des recommandations formulées dans la Déclaration de Rome sur la
sécurité alimentaire mondiale, le Plan d’action du Sommet mondial de l’alimentation
et la Déclaration de Rome sur la nutrition et le Cadre d’action 14, et que, parallèlement,
les États doivent coopérer aux niveaux régional et international pour apporter des
solutions collectives aux problèmes planétaires que sont la sécurité alimentaire et la
nutrition, dans un monde où les institutions, les sociétés et les économies sont de plus
en plus interdépendantes et où la coordination des efforts et le partage des
responsabilités sont essentiels,
Consciente qu’en dépit des efforts déployés et des quelques résultats positifs
obtenus, la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition sont des problèmes
planétaires, que les progrès réalisés dans la lutte contre la faim et contre la
malnutrition sous toutes ses formes sont insuffisants et que ces problèmes s’aggravent
de manière considérable dans certaines régions en l’absence de mesures énergiques
et concertées prises d’urgence,
_______________
12
A/CONF.157/24 (Part I), chap. III.
Organisation mondiale de la Santé, document EB136/8, annexe I.
14
Ibid., annexe II.
13
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