A/RES/57/233 c) L’intention du Gouvernement de la République démocratique du Congo de suspendre le moratoire sur l’exécution des peines capitales ; d) L’exploitation illégale des ressources naturelles de la République démocratique du Congo, eu égard au lien entre cette exploitation et le conflit ; e) L’accumulation et la prolifération sans frein d’armes légères et la distribution, la circulation et le trafic d’armes dans la région, ainsi que leur incidence négative sur les droits de l’homme ; f) La profonde insécurité qui réduit gravement l’aptitude des organisations humanitaires à avoir accès aux populations touchées, en particulier dans les zones tenues par les rebelles armés et sous contrôle de forces étrangères, et condamnant l’assassinat de six travailleurs humanitaires du Comité international de la Croix-Rouge, le 26 avril 2001, dans l’est de la République démocratique du Congo, et le fait que les auteurs n’ont pas encore été traduits en justice ; 4. Demande instamment à toutes les parties au conflit en République démocratique du Congo : a) De mettre un terme, conformément à tous les accords et résolutions pertinents, à toutes les activités militaires dans le pays afin de faciliter sans délai le rétablissement de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo ; b) De reconnaître que les accords de paix de Pretoria et de Luanda constituent une occasion sans précédent de ramener la paix dans l’ensemble de la République démocratique du Congo, et que toutes les parties devraient en conséquence suspendre leurs campagnes militaires et s’abstenir, contre leurs anciens adversaires, de toute vengeance qui ne ferait que prolonger le martyre du peuple congolais et l’épouvantable situation dont il pâtit sur le plan humanitaire et en matière de droits de l’homme ; c) De prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux violations généralisées des droits de l’homme et à l’impunité, en particulier en ce qui concerne les violences sexuelles commises contre des femmes et des enfants ; d) D’autoriser l’accès, en toute liberté et sécurité, aux zones qu’elles contrôlent, afin de permettre des enquêtes sur les violations des droits de l’homme et du droit international relatif à ces droits ; e) De respecter le droit international humanitaire, en particulier de veiller à la sécurité de tous les civils, et d’arrêter et d’appliquer toutes les mesures nécessaires pour instaurer des conditions propices au retour librement consenti de tous les réfugiés et déplacés ; f) D’assurer la sécurité et la liberté de déplacement du personnel de l’Organisation des Nations Unies ainsi que du personnel associé et de garantir l’accès sans entrave du personnel humanitaire à toutes les populations touchées sur tout le territoire de la République démocratique du Congo ; g) De coopérer pleinement avec la Commission nationale chargée d’enquêter sur les allégations concernant le massacre d’un grand nombre de réfugiés et de personnes déplacées en République démocratique du Congo ; h) De coopérer pleinement avec les organismes des Nations Unies, les organisations humanitaires et la Banque mondiale afin d’assurer la démobilisation et la réinsertion rapides des groupes armés, en particulier des enfants soldats ; 5

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