Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés
A/RES/68/141
9.
Réaffirme que la prévention et la réduction des cas d’apatridie incombent
au premier chef aux États, agissant s’il y a lieu en coopération avec la communauté
internationale ;
10. Réaffirme également que la protection des déplacés et l’aide à leur
apporter incombent au premier chef aux États, agissant s’il y a lieu en coopération
avec la communauté internationale ;
11. Prend note des activités menées par le Haut-Commissariat en matière de
protection et d’aide à apporter aux déplacés, notamment dans le cadre des
arrangements interinstitutionnels mis en place dans ce domaine, souligne que ces
activités doivent être conformes à ses résolutions sur la question et ne pas affaiblir
le mandat du Haut-Commissariat ni porter atteinte au principe du droit d’asile, et
invite le Haut-Commissaire à poursuivre son dialogue avec les États sur le rôle du
Haut-Commissariat à cet égard ;
12. Encourage le Haut-Commissariat à continuer de réagir comme il
convient aux urgences, conformément à son mandat et en coopération avec les États,
note les mesures qu’il a prises pour renforcer sa capacité d’intervenir dans les
situations d’urgence, et l’encourage à continuer à le faire de façon à fournir un
appui plus prévisible, plus efficace et plus rapide, à l’action coordonnée au niveau
institutionnel ;
13. Engage le Haut-Commissariat à travailler en partenariat et en coopération
étroite avec les autorités nationales compétentes, les bureaux et les institutions des
Nations Unies, les organisations internationales et intergouvernementales, les
organisations régionales et les organisations non gouvernementales pour contribuer à
tous les niveaux au développement des capacités d’intervention humanitaire, et
rappelle le rôle de chef de file du Haut-Commissariat en matière de protection des
personnes, de gestion et de coordination des camps et de fourniture d’abris de
secours dans les situations d’urgence complexes ;
14. Engage également le Haut-Commissariat, entre autres organismes des
Nations Unies, organisations intergouvernementales et organismes d’aide
humanitaire et de développement compétents, à continuer de coopérer avec le
Bureau de la coordination des affaires humanitaires du Secrétariat pour améliorer la
coordination, l’efficacité et l’efficience de l’aide humanitaire, et à concourir, en
concertation avec les États, selon que de besoin, à de nouveaux progrès dans
l’établissement d’évaluations communes des besoins humanitaires, comme énoncé,
entre autres considérations importantes, dans sa résolution 67/87 du 13 décembre
2012 relative au renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence
fournie par les organismes des Nations Unies ;
15. Engage en outre le Haut-Commissariat à souscrire aux objectifs de
l’initiative « Unis dans l’action » et à les appliquer intégralement ;
16. Prend note avec satisfaction des mesures prises et des gains d’efficacité
obtenus dans le cadre de la réforme structurelle et administrative entreprise par le
Haut-Commissariat en vue de renforcer ses capacités, et invite ce dernier à chercher
constamment à s’améliorer afin de répondre de manière plus efficace aux besoins
des bénéficiaires, y compris en recensant les besoins non satisfaits, et à veiller à ce
que les ressources soient employées de façon efficace et transparente ;
17. Se déclare profondément préoccupée par la multiplication des menaces
pesant sur la sûreté et la sécurité des agents et des convois humanitaires et, en
particulier, par la mort d’agents humanitaires qui travaillent dans des conditions
extrêmement difficiles et éprouvantes pour apporter l’aide dont d’autres ont besoin ;
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