Coopération internationale en matière d’aide humanitaire à la suite de catastrophes
naturelles : de la phase des secours à celle de l’aide au développement
A/RES/69/243
d’améliorer l’architecture financière actuelle de façon à accroître la cohérence, la
prévisibilité et la souplesse du financement à long terme de la gestion des risques
dans le cadre de stratégies pluriannuelles, y compris en matière de préparation aux
catastrophes, sur la base d’une évaluation générale des risques, afin que les
ressources soient affectées en priorité là où le risque est le plus grand ;
50. Souligne qu’il faut mobiliser des ressources suffisantes, souples et
durables pour financer les activités de relèvement, de préparation et de réduction
des risques de catastrophe afin d’assurer un accès prévisible et rapide aux ressources
qu’exige l’aide humanitaire dans les situations d’urgence provoquées par des
catastrophes résultant de phénomènes naturels ;
51. Salue les réalisations du Fonds central pour les interventions d’urgence et
sa contribution à la promotion et à l’amélioration des interventions humanitaires
rapides, engage tous les États Membres et invite le secteur privé et toutes les
personnes et les institutions intéressées à envisager d’accroître leurs contributions
volontaires au Fonds, y compris, lorsque cela est possible, en consentant au plus tôt
des engagements financiers pluriannuels, et souligne que ces contributions devraient
venir en complément des engagements déjà pris en faveur des programmes
humanitaires et non pas venir en déduction des ressources affectées à la coopération
internationale pour le développement ;
52. Souhaite vivement que l’attention voulue soit accordée à la réduction des
risques de catastrophe et au renforcement de la résilience face aux catastrophes lors
de l’élaboration du programme de développement pour l’après-2015, et que ce
programme et le cadre de la réduction des risques de catastrophe pour l’après 2015
soient conçus dans un souci de complémentarité et de cohérence ;
53. Invite les États Membres, le secteur privé et toutes les personnes et
institutions intéressées à envisager de verser des contributions volontaires à d’autres
mécanismes de financement de l’action humanitaire ;
54. Se félicite que le Secrétaire général ait pris l’initiative d’organiser le
premier Sommet mondial sur l’aide humanitaire, à Istanbul (Turquie), en 2016, en
vue d’échanger des connaissances et des pratiques optimales dans le domaine
humanitaire afin d’améliorer la coordination, les moyens et l’efficacité des
interventions humanitaires, prie le Bureau de la coordination des affaires
humanitaires de veiller à faire en sorte que les préparatifs soient sans exclusive,
consultatifs et transparents, encourage les États Membres et les parties prenantes à y
participer et à y contribuer ainsi qu’aux résultats du Sommet, et invite le Secrétaire
général à continuer de dialoguer avec les États Membres à ce sujet ;
55. Prie le Secrétaire général de continuer à améliorer les interventions
internationales faisant suite aux catastrophes naturelles, de lui rendre compte à ce
sujet à sa soixante-dixième session et de présenter dans son rapport des
recommandations sur les moyens à mettre en œuvre pour que l’assistance
humanitaire soit dispensée de manière à favoriser le passage de la phase des secours
à celle du développement.
76 e séance plénière
23 décembre 2014
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