A/HRC/RES/51/32
Considérant que la conception et l’utilisation de nouvelles technologies numériques,
tout en offrant de nouvelles perspectives dans la campagne mondiale de lutte contre toutes
les formes de racisme et de discrimination raciale, peuvent exacerber encore les inégalités
existantes, dont beaucoup sont fondées sur la race et l’origine nationale ou ethnique, et que
l’utilisation généralisée, au quotidien, des nouvelles technologies numériques pour prendre
des décisions dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, des soins de santé et de la justice
pénale est particulièrement préoccupante en ce qu’elle crée un risque de discrimination
systématisée à une échelle sans précédent,
Rappelant que, dans l’annexe à sa résolution 69/16 du 18 novembre 2014, par laquelle
elle a adopté par consensus le programme d’activités relatif à la Décennie internationale des
personnes d’ascendance africaine, l’Assemblée générale a dit que l’exécution de ce
programme faisait partie intégrante de l’application pleine et effective de la Déclaration et du
Programme d’action de Durban,
Rappelant également que, dans sa résolution 73/262 du 22 décembre 2018,
l’Assemblée générale a décidé de créer une instance permanente des personnes d’ascendance
africaine, et invitant par conséquent tous les organes et entités des Nations Unies concernés
à coopérer avec l’instance visée au paragraphe 12 de cette résolution,
Rappelant en outre que, dans sa résolution 76/226 du 24 décembre 2021, l’Assemblée
générale a prié le Groupe de travail intergouvernemental sur l’application effective de la
Déclaration et du Programme d’action de Durban de consacrer au minimum la moitié de sa
session annuelle à l’élaboration d’un projet de déclaration des Nations Unies sur la promotion
et le plein respect des droits de l’homme des personnes d’ascendance africaine, et invité
l’Instance permanente des personnes d’ascendance africaine et le Groupe de travail d’experts
sur les personnes d’ascendance africaine à contribuer à l’élaboration de la déclaration,
conformément à leurs mandats respectifs,
Soulignant qu’il importe de lever les obstacles juridiques et d’éliminer les pratiques
discriminatoires qui empêchent certaines personnes, en particulier les Africains et les
personnes d’ascendance africaine, de participer pleinement à la vie publique et à la vie
politique du pays dans lequel ils vivent et, notamment, d’exercer tous les droits attachés à la
citoyenneté,
Prenant note des efforts déployés par le Groupe de travail intergouvernemental sur
l’application effective de la Déclaration et du Programme d’action de Durban et par les autres
mécanismes de suivi de Durban, à savoir le Comité spécial chargé d’élaborer des normes
complémentaires, qui a rendu compte des travaux menés à ses onzième et douzième sessions,
le Groupe d’éminents experts indépendants sur la mise en œuvre de la Déclaration et du
Programme d’action de Durban, qui a tenu sa huitième session, et le Groupe de travail
d’experts sur les personnes d’ascendance africaine, qui a tenu sa trentième session, la
première à être organisée à New York,
Déplorant le caractère récurrent du recours excessif à la force et les autres violations
des droits de l’homme récemment commises par des représentants des forces de l’ordre
contre des manifestants pacifiques défendant les droits des Africains et des personnes
d’ascendance africaine, et rappelant sa résolution 43/1 du 19 juin 2020, dans laquelle il a
fermement condamné les pratiques raciales discriminatoires et violentes auxquelles les forces
de l’ordre continuent de recourir contre des Africains et des personnes d’ascendance
africaine, ainsi que le rapport que la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de
l’homme lui a soumis comme suite à cette résolution3,
Constatant que le fait que les États nient que leurs forces de l’ordre continuent d’avoir
des pratiques violentes et discriminatoires sur le plan racial perpétue l’impunité, soulignant
que les États devraient garantir des mesures de réparation aux victimes et veiller à ce que les
violences commises par des agents étatiques fassent sans délai l’objet d’enquêtes
indépendantes et efficaces, et soulignant également qu’il importe que tous les États renoncent
à confier aux juridictions militaires les enquêtes sur les violations commises par les forces de
l’ordre contre les civils,
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A/HRC/47/53.
GE.22-16570