A/HRC/RES/51/32
création, à l’Office des Nations Unies à Genève, d’un mémorial en souvenir des victimes de
ces fléaux,
1.
Insiste sur l’importance de la volonté et de l’engagement politiques dans la
lutte contre toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et
l’intolérance qui y est associée ;
2.
Souligne qu’il faut impérativement appliquer intégralement et effectivement la
Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale et
la Déclaration et le Programme d’action de Durban, document final directif de la Conférence
mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est
associée, si l’on veut combattre le fléau qu’est le racisme, y compris ses formes
contemporaines et ses formes renaissantes, dont certaines se traduisent malheureusement par
des violences, et exécuter intégralement et effectivement le programme d’activités relatif à
la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine ;
3.
Souligne également qu’il est impératif d’appliquer intégralement et
effectivement ses précédentes résolutions sur le racisme, la discrimination raciale et les autres
formes d’intolérance qui y sont associées, notamment sa résolution 47/21, et prie le
Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, les titulaires de mandat aux
titre des procédures spéciales et les mécanismes internationaux compétents de renforcer et
élargir leur action visant à mettre en œuvre la Déclaration et le Programme d’action de
Durban, et invite les organes compétents de l’ONU à faire de même ;
4.
Continue d’être alarmé par la réapparition de manifestations violentes du
racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance qui y est associée,
précipitée par des idéologies scientifiquement fausses, moralement condamnables,
socialement injustes et dangereuses, telles que le suprémacisme blanc, ainsi que par des
idéologies nationalistes et populistes extrémistes, et souligne à cet égard que les êtres
humains naissent libres et égaux en dignité et en droits et que chacun a droit à la vie, à la
liberté et à la sécurité de sa personne ;
5.
Souligne à cet égard qu’il est essentiel de s’attaquer aussi aux stéréotypes, à la
stigmatisation et à l’assignation d’une identité fondée sur la race si l’on veut lutter contre le
racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée ;
6.
Engage les États à faire la déclaration prévue à l’article 14 de la Convention
internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale afin de
reconnaître au Comité pour l’élimination de la discrimination raciale la compétence de
recevoir et d’examiner des communications émanant de personnes ou de groupes de
personnes relevant de leur juridiction dans le cadre de sa procédure de plainte ;
7.
Engage aussi les États à coopérer pleinement avec le Mécanisme international
d’experts indépendants chargé de promouvoir la justice et l’égalité raciales dans le contexte
du maintien de l’ordre et d’appliquer l’ensemble complet de mesures visant à mettre fin au
racisme systémique et à lutter contre la discrimination raciale et les violations des droits de
l’homme, commises notamment par les forces de l’ordre, contenues dans le programme de
transformation pour la justice et l’égalité raciales de la Haute-Commissaire ;
8.
Prie les États d’honorer l’obligation qui leur incombe de protéger ceux qui
s’élèvent contre le racisme, y compris les défenseurs des droits de l’homme, contre le
discrédit, le harcèlement, l’intimidation et la surveillance accrue, dans le contexte de réunions
aussi bien que dans d’autres contextes ;
9.
Prend note des conclusions et recommandations formulées par le Comité
spécial chargé d’élaborer des normes complétant la Convention internationale sur
l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, qui a poursuivi, à ses onzième et
douzième sessions, les débats sur l’élaboration d’un projet de protocole additionnel à la
Convention5 ;
5
6
Voir A/HRC/46/66.
GE.22-16570