A/HRC/RES/51/32
Constatant également l’intersectionnalité des formes de discrimination raciale et des
autres formes de discrimination, qui aggrave la situation des personnes exposées aux
violences policières et accroît leur vulnérabilité,
Condamnant la militarisation croissante des forces de l’ordre des États et
l’incrimination des manifestations pacifiques, soulignant que les États devraient améliorer la
sécurité de la collectivité, veiller à la bonne gestion des rassemblements et prévenir l’emploi
abusif de la force par les forces de l’ordre, et considérant qu’il est de la responsabilité des
États de former celles-ci en conséquence,
Rappelant sa résolution 47/21 du 13 juillet 2021, et engageant les États à prendre de
nouvelles mesures à l’échelle mondiale pour faire progresser la justice et l’égalité raciales,
notamment en coopérant avec le Mécanisme international d’experts indépendants chargé de
promouvoir la justice et l’égalité raciales dans le contexte du maintien de l’ordre et en
appliquant l’ensemble des mesures visant à mettre fin au racisme systémique et à lutter contre
la discrimination raciale et les violations des droits de l’homme, en particulier de la part des
forces de l’ordre, mesures qui doivent être prises d’urgence et qui sont énoncées dans le
programme de transformation pour la justice et l’égalité raciales établi par la
Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et ancré dans les expériences
vécues par les Africains et les personnes d’ascendance africaine, dont le courage et la
détermination poussent les États, l’ONU et d’autres acteurs à prendre des mesures plus
audacieuses pour remédier à des violations des droits de l’homme qui remontent à longtemps
et parvenir à une justice réparatrice,
Prenant acte du rapport de la Haute-Commissaire sur la promotion et la protection
des droits de l’homme et des libertés fondamentales des Africains et des personnes
d’ascendance africaine face à l’usage excessif de la force et aux autres violations des droits
de l’homme dont se rendent coupables des membres des forces de l’ordre, grâce à une
transformation porteuse de justice et d’égalité raciales4, et demandant au Haut-Commissaire
de continuer de s’intéresser à cette question dans les prochains rapports et de prêter attention
au fait que, dans différentes régions du monde, les Africains et les personnes d’ascendance
africaine sont encore victimes d’un usage excessif de la force et d’autres violations de leurs
droits humains de la part de représentants des forces de l’ordre,
Rappelant sa résolution 47/21, dans laquelle il a prié la Haute-Commissaire de
renforcer et d’élargir le suivi assuré par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits
de l’homme pour continuer à rendre compte des manifestations de racisme systémique et des
violations du droit international des droits de l’homme commises par des membres des forces
de l’ordre contre des Africains et des personnes d’ascendance africaine, contribuer à faire
respecter l’obligation d’amener les auteurs à rendre compte de leurs actes et d’accorder
réparation aux victimes et prendre de nouvelles mesures, à l’échelle mondiale, en faveur
d’une transformation porteuse de justice et d’égalit�� raciales, notamment apporter un appui
et une assistance accrus aux États et aux autres parties prenantes, en particulier les personnes
d’ascendance africaine et leurs organisations, et donner une plus grande visibilité à ces
travaux,
Rappelant également la résolution 76/226, dans laquelle l’Assemblée générale l’a prié
d’envisager l’élaboration d’un programme pluriannuel d’activités permettant d’élargir et
d’intensifier les campagnes visant à informer le public sur la Déclaration et le Programme
d’action de Durban, à le mobiliser en faveur de l’application de ces textes et à lui faire prendre
davantage conscience du rôle qu’ils ont joué dans la lutte contre le racisme, la discrimination
raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée,
Préoccupé par le fait que les ressources humaines et financières allouées au
Haut-Commissariat ont été réduites à un moment où celui-ci a impérativement besoin de ces
ressources pour s’acquitter de ses fonctions et promouvoir la lutte contre le racisme,
Notant avec satisfaction que la Journée internationale de commémoration des
victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves est célébrée chaque année
à Genève et rappelant que, à l’occasion de la célébration de 2017, d’aucuns ont appuyé la
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GE.22-16570
Voir A/HRC/51/53.
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