Les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement
A/RES/74/141
de maintenir leur hygiène personnelle, notamment le manque d’accès à des
installations d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement et à des
installations sanitaires ;
g)
De promouvoir l’esprit d’initiative des femmes et leur participation pleine
et effective, sur un pied d’égalité, à la prise de décisions dans la gestion de l’eau et
de l’assainissement, et de veiller à ce qu’une démarche tenant compte de la
problématique femmes-hommes soit adoptée dans le cadre des programmes pour l’eau
et l’assainissement ;
h)
De réduire le temps que les femmes et les filles consacrent à aller chercher
l’eau nécessaire au foyer, de façon à remédier aux effets négatifs de l’inadéquation
des services d’eau et d’assainissement sur l’accès des filles à l’éducation, notamment
en améliorant les services publics et les infrastructures ;
i)
De promouvoir des espaces publics sûrs et d’améliorer la sécurité et la
sûreté des femmes et des filles grâce à des infrastructures et à un aménagement des
zones rurales et urbaines tenant compte des disparités entre femmes et hommes
lorsqu’elles utilisent des installations sanitaires hors de chez elles ou pratiquent la
défécation et la miction à l’air libre ;
j)
De protéger les femmes et les filles contre toute menace ou agression
physique, y compris la violence sexuelle, lorsqu’elles vont chercher l’eau nécessaire
au foyer, utilisent des installations sanitaires hors de chez elles ou pratiquent la
défécation ou la miction en plein air, notamment en promouvant des espaces publics
sûrs et en améliorant la sécurité et la sûreté des femmes et des filles grâce à des
infrastructures et à un aménagement des zones rurales et urbaines tenant compte des
disparités entre femmes et hommes ;
k)
D’éliminer progressivement la défécation en plein air par l’adoption de
politiques visant notamment à améliorer l’accès à l’assainissement des personnes
vulnérables ou marginalisées ;
l)
De prendre des mesures pour sensibiliser l’opinion publique internationale
à la question des maladies d’origine hydrique, en particulier le cholé ra et la diarrhée
infantile, qui peuvent être évitées grâce à l’eau potable et à des conditions de salubrité
et d’hygiène adéquates en établissant des partenariats avec les parties prenantes pour
exécuter des projets visant à élargir l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans
les pays en développement ;
m) D’appliquer des stratégies inclusives et participatives en prenant l’avis des
populations locales et d’autres parties prenantes, notamment la société civile et le
secteur privé, sur les solutions permettant d’offrir un accès durable et non
discriminatoire à l’eau potable et à l’assainissement et de coordonner les activités
avec elles ;
n)
De redoubler d’efforts pour réduire nettement la proportion des eaux usées
non traitées rejetées dans l’environnement et faire en sorte que les plans et
programmes destinés à améliorer les services d’assainissement tiennent compte de la
nécessité de mettre en place des systèmes adéquats de traitement des eaux usées,
y compris des excréments de nourrissons, dans l’optique de réduire les risques pour
la santé humaine, les ressources en eau potable et l’environnement ;
o)
De recenser les situations où les droits de l’homme à l’eau potable et à
l’assainissement pour tous sans discrimination ne sont pas respectés, pro tégés ou
réalisés et de s’attaquer aux causes structurelles de telles situations lors de
l’élaboration des politiques et des budgets dans un cadre plus large, tout en procédant
à une planification globale visant à assurer une couverture universelle et dura ble,
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