A/RES/55/216
de l’Afrique dans les années 90 et de son additif sur la mobilisation de ressources
supplémentaires pour le développement de l’Afrique où est présentée une analyse
des flux globaux de ressources à destination de l’Afrique1;
2.
Est consciente des efforts déployés par de nombreux pays africains en
vue de favoriser le progrès dans des domaines qui recouvrent les réformes
économiques, notamment la mise en place de politiques macroéconomiques
judicieuses, la promotion du secteur privé, la consolidation du processus de
démocratisation, le renforcement de la société civile et la promotion de la
participation, de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des affaires
publiques et de l’état de droit, et engage ces pays à élargir et intensifier ces efforts,
ainsi qu’à accorder une attention accrue au facteur humain, en particulier s’agissant
des questions qui touchent à l’éducation, la parité des sexes, la population, la santé
et la coopération Sud-Sud;
3.
Constate avec une vive inquiétude que peu de progrès ont été accomplis
dans de nombreux autres domaines tels que l’élimination de la pauvreté, la
prévention et le traitement de maladies infectieuses comme le paludisme, la tuberculose et en particulier la pandémie de VIH/sida, la lutte contre la sécheresse et la
désertification, l’agriculture et la production vivrière, la sécurité alimentaire, le
développement des infrastructures, les capacités institutionnelles en matière de
coopération et d’intégration régionales, l’environnement et le développement et la
prévention, la gestion et la résolution des conflits;
4.
Demande instamment que le programme renforcé d’allégement de la dette
des pays pauvres lourdement endettés soit appliqué sans retard et que toutes les
dettes publiques bilatérales contractées par ces pays soient annulées dans le cadre de
la lutte pour l’élimination de la pauvreté si lesdits pays démontrent en contrepartie
que leur volonté de faire reculer la pauvreté s’inscrit dans le cadre de leur stratégie
globale de développement, et sollicite le concours de la communauté internationale
pour une action globale et efficace visant à alléger la dette des pays d’Afrique;
5.
Souligne qu’il faut se hâter d’aider les pays d’Afrique à s’intégrer
pleinement dans l’économie mondiale et, dans cet esprit, demande qu’on continue
de s’efforcer d’ouvrir plus largement les marchés aux produits d’exportation qui
présentent un intérêt pour les pays en question et à renforcer le soutien apporté aux
initiatives de diversification et de renforcement des capacités de production et, à cet
égard, se félicite des efforts déployés par l’Union européenne et les Etats-Unis
d’Amérique, en particulier par le jeu de l’Accord de Cotonou conclu entre l’Union
européenne et les pays du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique6
et de la loi des États-Unis intitulée Africa Growth and Opportunity Act;
6.
Exprime sa gratitude aux pays développés qui ont souscrit à l’objectif
consistant à porter à 0,7 p. 100 de leur produit national brut le montant global de
l’aide publique au développement et qui ont atteint cet objectif, et demande aux pays
développés qui ne l’ont pas encore fait d’intensifier leurs efforts en vue d’atteindre
dès que possible l’objectif ainsi convenu, en tenant compte des besoins particuliers
des pays les moins avancés d’Afrique en matière de développement;
7.
Demande instamment à tous les États, aux institutions financières
internationales, en particulier le Fonds monétaire international et la Banque
mondiale, aux organisations multilatérales et aux fonds et programmes des Nations
Unies s’occupant de développement, ainsi qu’aux organisations intergouverne-
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