Système financier international et développement
A/RES/70/188
internationales et la définition de normes en la matière et dans la gouvernance
économique mondiale, estime qu’il est important de surmonter les obstacles à
l’augmentation prévue des ressources et aux réformes de la gouvernance du Fonds
monétaire international, note que la mise en œuvre des réformes du Fonds proposées
en 2010 demeure la priorité absolue et demande instamment que ces réformes soient
ratifiées au plus tôt, et réaffirme son engagement à réformer davantage la
gouvernance du Fonds et de la Banque mondiale pour l’ad apter aux changements de
l’économie globale ;
16. Sait qu’il importe que les institutions financières internationales
respectent, conformément à leurs mandats, l’espace de décision de chaque pays, en
particulier les pays en développement, et s’engage de nouveau à élargir et amplifier
la participation et la voix des pays en développement – y compris les pays
d’Afrique, les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral, les
petits États insulaires en développement et les pays à revenu inte rmédiaire, dans la
prise de décisions économiques internationales, l’établissement de normes et la
gouvernance économique mondiale ;
17. Prend acte de la révision des quotes-parts effectuée par la Banque
mondiale en 2015, des principes qui la régissent et de la feuille de route concernant
son application, et attend avec intérêt sa mise en œuvre, y compris celle de l’accord
sur une formule dynamique ;
18. S’engage de nouveau à redoubler d’efforts pour réduire de façon
appréciable les flux financiers illicites d’ici à 2030 en vue de les éliminer
complètement, notamment en luttant contre la fraude fiscale et la corruption grâce à
des réglementations nationales renforcées et en intensifiant la coopération
internationale, à réduire aussi les possibilités d’évasion fiscale et à envisager
d’introduire dans toutes les conventions fiscales des clauses réprimant les abus, à
faciliter la divulgation des données fiscales aux autorités compétentes et la
transparence fiscale aussi bien dans les pays d’origine que les p ays de destination,
notamment en assurant la transparence de toutes les transactions financières entre
les gouvernements et les entreprises, et à s’assurer que toutes les entreprises,
y compris les multinationales, s’acquittent bien de leurs obligations fi scales vis-àvis des autorités des pays où elles exercent leur activité et où la valeur ajoutée est
créée, conformément aux législations et aux politiques nationales et internationales ;
19. Prend note du rapport du Groupe de haut niveau sur les flux financiers
illicites en provenance de l’Afrique, invite les autres régions à se livrer à des
exercices similaires, invite le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et
l’Organisation des Nations Unies à aider les pays d’origine comme les pays de
destination à lutter contre les flux illicites, invite les institutions internationales et
organisations régionales concernées à publier des estimations du volume des flux
financiers illicites et leur composition, demande aux États d’identifier, d’évaluer et
de combattre les risques de blanchiment d’argent, notamment en appliquant au
mieux les normes du Groupe d’action financière relatives à la lutte contre le
blanchiment d’argent et sur le financement du contre-terrorisme, et encourage
l’échange d’informations entre les institutions financières pour éviter que la lutte
contre le blanchiment d’argent et contre le financement du terrorisme n’ait pour
effet de restreindre l’accès aux services financiers ;
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