Système financier international et développement A/RES/70/188 durant la crise et que les principaux centres financiers du monde ont agi de concert pour limiter les risques systémiques et l’instabilité financière en renforçant les règles financières nationales, notamment les règles de Bâle III et le programme élargi de réformes financières ; 25. Prend note des travaux du Conseil de stabilité financière portant sur la réforme du marché financier et s’engage à soutenir ou renforcer les cadres de réglementation macroprudentielle et de volants anticycliques ; réaffirme qu’il faut achever rapidement le programme de réforme de la réglementation des marchés financiers, y compris l’évaluation et, si nécessaire, la réduction des risques systémiques liés au système bancaire parallèle, au marché des produits dérivés, aux prêts de titres et aux prises en pension, et s’engage de nouveau à faire face aux risques créés par les institutions financières réputées trop grandes pour faire faillite, et à tenir compte des éléments transfrontaliers dans la résolution effective des difficultés des institutions financières systémiquement importantes ; 26. Réaffirme qu’il faut décider de réduire la prise en compte automatique des notes de crédit attribuées par les agences de notation, notamment en matière de réglementation tout en encourageant la concurrence et les mesures visant à éviter les conflits d’intérêts dans l’attribution des notes afin d’améliorer la qualité des notations, salue les efforts que le Conseil de stabilité financière et d’autres institutions déploient dans ce domaine, appuie les exigences de transparence accrue des normes d’évaluation des agences de notation, et demande que soit poursuivi le travail mené sur ces questions, notamment dans l’Organisation des Nations Unies ; 27. Considère que les droits de tirage spéciaux jouent le rôle d’avoirs de réserve internationaux, sait que les émissions de droits ont aidé à reconstituer les réserves internationales lors de la crise financière et économique mondiale, contribuant ainsi à la stabilité du système financier international et à la résilience économique mondiale, et estime qu’il faut continuer d’examiner périodiquement le rôle de ces droits de tirage, y compris celui qu’ils pourraient jouer dans le système international de réserve ; 28. Réaffirme qu’un mécanisme de surveillance multilatérale efficace et ouvert devrait être au centre des efforts de prévention des crises, souligne qu’il faut continuer à renforcer la surveillance des politiques financières des pays, et prend note à cet égard de la nouvelle approche du Fonds monétair e international en la matière consistant à mieux intégrer la surveillance bilatérale et multilatérale et à nouer des liens transfrontières et intersectoriels entre les politiques macroéconomiques et macroprudentielles tout en surveillant de plus près les e ffets de contagion des politiques économiques et financières nationales sur l’économie mondiale ; 29. Souligne, à cet égard, qu’il faut renforcer les dispositifs intergouvernementaux indépendants chargés de surveiller les politiques financières nationales et leur incidence sur les taux d’intérêt, les taux de change et les flux de capitaux internationaux ; 30. Invite les institutions financières et bancaires internationales à continuer d’accroître la transparence des mécanismes de notation du risque, estimant que les cotations du risque souverain établies par le secteur privé devraient reposer le plus possible sur des paramètres rigoureux, objectifs et transparents, ce qui peut être facilité par des données et des analyses de qualité, et engage les institut ions compétentes, dont la CNUCED, à poursuivre leurs travaux sur cette question, y compris son incidence éventuelle sur les perspectives de développement des pays en développement ; 9/11

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