A/HRC/RES/46/19
16.
Est conscient des progrès accomplis grâce à la coopération Sud-Sud et à la
coopération triangulaire dans les pays et régions en développement sur les plans de la sécurité
alimentaire et du développement de la production agricole aux fins de la pleine réalisation du
droit à l’alimentation ;
17.
Est conscient également de l’importance des pratiques agricoles traditionnelles
durables, notamment des systèmes traditionnels d’approvisionnement en semences et de
l’accès à des semences adaptées aux conditions locales, en particulier pour nombre de peuples
autochtones et de communautés locales ;
18.
Souligne que les États ont pour obligation première de promouvoir et de
protéger le droit à l’alimentation, notamment lors de crises humanitaires, et que les membres
de la communauté internationale devraient, par une intervention coordonnée et à la demande
des pays, coopérer en vue d’appuyer les efforts faits aux niveaux national et régional, en
fournissant l’assistance nécessaire pour accroître la production alimentaire et améliorer
l’accès à la nourriture, en particulier au moyen d’une aide au développement de l’agriculture,
du transfert de technologies, d’une assistance au relèvement de la production vivrière et d’une
aide alimentaire, en garantissant la sécurité alimentaire, une attention spéciale étant accordée
aux besoins particuliers des femmes et des filles, et en encourageant l’appui au
développement de technologies adaptées, la recherche sur les services de conseils ruraux et
l’appui à l’accès à des services de financement, et faciliter l’instauration de régimes fonciers
sûrs ;
19.
Demande aux États d’envisager de revoir toute politique ou mesure qui
pourrait avoir des effets négatifs sur la réalisation du droit à l’alimentation, en particulier le
droit de chacun d’être à l’abri de la faim, avant d’instituer une telle politique ou mesure ;
20.
Rappelle la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples
autochtones et le document final de la réunion plénière de haut niveau de l’Assemblée
générale dite Conférence mondiale sur les peuples autochtones 2 , constate qu’un grand
nombre d’organisations et de représentants de peuples autochtones ont exprimé dans diverses
instances leur vive préoccupation face aux obstacles et aux difficultés que ces peuples ont à
surmonter pour jouir pleinement de leur droit à l’alimentation et demande aux États de
prendre des mesures pour s’attaquer à ces obstacles et à ces difficultés ainsi qu’à la
discrimination qui continue de s’exercer à l’égard de ces peuples ;
21.
Est conscient de la contribution que des paysans, petits agriculteurs,
exploitants familiaux et autres personnes travaillant dans les zones rurales de toutes les
régions du monde apportent au développement et à la réalisation du droit à l’alimentation et
à la sécurité alimentaire, lesquels sont essentiels à la réalisation des objectifs de
développement durable et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 ;
22.
Prie tous les États, acteurs privés, organisations et institutions internationales,
agissant dans le cadre de leurs mandats, de tenir pleinement compte de la nécessité de
promouvoir la réalisation effective du droit à l’alimentation pour tous ;
23.
Souligne que tous les États devraient tout mettre en œuvre pour que leurs
actions internationales de nature politique et économique, y compris les accords
commerciaux internationaux, n’aient pas d’incidence négative sur le droit à l’alimentation
dans d’autres pays ;
24.
Invite toutes les organisations internationales compétentes, y compris la
Banque mondiale et le Fonds monétaire international, à éviter toute action qui pourrait avoir
des répercussions négatives sur la réalisation du droit à l’alimentation ;
25.
Prie le Rapporteur spécial de participer aux dialogues internationaux et
instances internationales pertinents sur la mise en œuvre du Programme de développement
durable à l’horizon 2030, en accordant une attention particulière à l’objectif 2 du
développement durable concernant l’éradication de la faim ;
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GE.21-04328
Résolution 69/2 de l’Assemblée générale.
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