Santé mondiale et politique étrangère : améliorer la gestion des crises sanitaires internationales A/RES/70/183 qualité tout en faisant en sorte que leur coût n’expose pas les usagers, en particulier les pauvres, les personnes vulnérables et les couches marginalisées de la population à des difficultés financières, Soulignant également que c’est aux États Membres qu’incombe au premier chef la responsabilité de renforcer leurs capacités dans le secteur de la santé publique afin de prévenir et de détecter les épidémies de grandes maladies contagieuses et d’y faire face rapidement, en créant des systèmes de santé publique efficaces ou en améliorant ceux qui existent, notamment en élaborant des stratégies de formation, de recrutement et de rétention en nombre suffisant du personnel de la santé publique, tout en sachant que l’ampleur de l’intervention nécessaire peut dépasser les moyens de nombreux pays, en particulier des pays en développement et des pays en transition, Sachant que l’accès aux agents antimicrobiens est indispensable pour la médecine moderne, que les acquis obtenus à grand prix dans les domaines de la santé et du développement, en particulier dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé, sont mis en péril par l’augmentation de la résistance aux antimicrobiens, et que celle-ci fait que l’action sanitaire publique engagée pour lutter contre de nombreuses maladies transmissibles (tuberculose, paludisme et VIH/sida) risque de ne pas être viable à long terme et, à cet égard, se félicitant que l’Assemblée mondiale de la Santé ait adopté le Plan d’ action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens à sa soixante -huitième session 9, Considérant que la préparation mondiale aux épidémies que pourraient entraîner des agents pathogènes hautement infectieux appelle un engagement continu envers la recherche-développement de médicaments, vaccins et diagnostics, y compris pour les maladies émergentes et les maladies tropicales négligées, et considérant également qu’il faut recourir à des approches multisectorielles, renforcer les systèmes de santé et œuvrer en faveur de la croissance économique et du développement durable, en particulier dans les pays en développement, et de l’amélioration de la santé et de la nutrition, Soulignant qu’il incombe au premier chef aux États Membres de promouvoir la couverture sanitaire universelle, qui comprend l’accès universel et équitable à des services de santé de qualité et l’offre de services de qualité à un prix abordable, en particulier grâce à des mécanismes de santé primaire et de protection sociale, avec l’aide de la communauté internationale et afin de permettre à tous d’accéder aux services de santé, en particulier aux groupes vulnérables ou marginalisés, et soulignant également que les femmes et les enfants sont particulièrement touchés par les catastrophes et les épidémies, Soulignant également qu’il importe d’améliorer la coopération internationale afin de soutenir les efforts que font les États Membres pour atteindre les objectifs liés à la santé, parvenir à l’accès universel aux services de santé et s’ attaquer aux problèmes de santé existants, compte tenu des réalités et des ressources de chacun ainsi que des politiques et des priorités nationales, Sachant que l’action internationale menée pour remédier aux crises sanitaires doit tenir compte de la problématique hommes-femmes et de la perspective du parcours de vie, et constatant que les femmes jouent un rôle clef car ce sont principalement elles qui dispensent les soins de santé dans la société, _______________ 9 Organisation mondiale de la Santé, document WHA68/2015/REC/1, annexe 3. 5/9

Select target paragraph3

Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents