A/HRC/RES/37/31
et d’assurer une protection aux personnes ayant subi des actes de violence sexuelle et
sexiste, notamment en leur offrant des soins de santé sexuelle et procréative, un soutien
psychosocial, un appui juridique, des moyens de subsistance et d’autres services
multisectoriels, en collaborant avec le tissu local pour assurer leur réinsertion et en tenant
compte des besoins particuliers des personnes handicapées,
Soulignant l’importance de la bonne gouvernance et de l’état de droit, deux éléments
essentiels à la prévention et au règlement des conflits, ainsi qu’au maintien et à la
consolidation de la paix, s’inquiétant tout particulièrement de la réduction abusive de
l’espace démocratique au Soudan du Sud, notamment du fait de restrictions injustifiées à la
liberté d’expression et la liberté de réunion et d’association pacifiques, des agressions dont
sont victimes les journalistes et les professionnels des médias et des limites imposées aux
activités de la société civile, des défenseurs des droits de l’homme et des médias, et
insistant sur le fait qu’il incombe au Gouvernement sud-soudanais de traiter ces questions
dans l’intérêt de l’instauration d’un cadre politique ouvert et sans exclusive,
Notant avec préoccupation que la situation au Soudan du Sud continue d’être
caractérisée par l’impunité, même si des mesures propres à l’établissement des
responsabilités ont été prises,
Considérant que les mécanismes de justice transitionnelle jouent un rôle important
dans le cadre du processus de réconciliation nationale, notamment parce qu’ils traitent les
questions de l’établissement des responsabilités, des réparations, de la recherche de la vérité
et des garanties de non-répétition, et soulignant que les dispositifs nationaux, régionaux et
internationaux de responsabilisation peuvent être utiles pour permettre au Soudan du Sud
de mettre en cause les responsables de violations,
1.
Condamne avec la plus grande fermeté les violations des droits de l’homme,
les atteintes à ces droits et les violations du droit international humanitaire en cours au Soudan
du Sud, notamment les tueries ciblant des civils, la violence à caractère ethnique et la violence
sexuelle et sexiste généralisée, notamment les viols et les viols collectifs, qui peut être utilisée
comme une arme de guerre, l’enrôlement et l’utilisation d’enfants de façon chronique, les cas
d’arrestation, de détention arbitraires et de torture, le refus arbitraire d’accès humanitaire et les
attaques contre les écoles, les lieux de culte et les hôpitaux et contre les membres du
personnel de l’ONU et le personnel associé de maintien de la paix, imputables à toutes les
parties, ainsi que l’impunité dont jouissent les auteurs de tels actes, quel que soit le groupe
armé auquel ils appartiennent, condamne aussi les actes de harcèlement et de violence dirigés
contre la société civile, le personnel humanitaire et les journalistes, et souligne qu’il est
essentiel que les responsables de violations des droits de l’homme, d’atteintes à ces droits et
de violations du droit international humanitaire aient à rendre compte de leurs actes ;
2.
Exige que tous les acteurs mettent un terme à toutes les violations des droits
de l’homme et atteintes à ces droits, et à toutes les violations du droit international
humanitaire, et demande instamment au Gouvernement sud-soudanais d’assurer la
protection et la promotion des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
3.
Note avec satisfaction le rapport de la Commission sur les droits de l’homme
au Soudan du Sud1 et les recommandations qui y figurent ;
4.
Reconnaît le rôle important de l’Autorité intergouvernementale pour le
développement et les efforts qu’elle déploie pour que le Forum de revitalisation de haut
niveau œuvre en faveur d’un règlement pacifique du conflit ;
5.
Reconnaît également l’importance du rôle que joue la Commission mixte de
suivi et d’évaluation, par son appui à l’application de l’Accord sur le règlement du conflit en
République du Soudan du Sud, notamment des dispositions de cet accord qui concernent le
cessez-le-feu, et exhorte toutes les parties et tous les partenaires internationaux à collaborer de
manière constructive avec la Commission et les autres organes institués par l’Accord ;
6.
Reconnaît en outre le rôle important joué par le Haut Représentant de
l’Union africaine pour le Soudan du Sud, par son appui à un processus ouvert de dialogue
national et à l’application de l’Accord sur le règlement du conflit en République du Soudan
du Sud, et exhorte toutes les parties et tous les partenaires internationaux à collaborer de
GE.18-05895
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