Amélioration de la coordination de l’action contre la traite des personnes
A/RES/70/179
Nations Unies contre la drogue et le crime en sa qualité de coordonnateur du Groupe
interinstitutions de coordination,
Soulignant le rôle central de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le
crime dans la lutte mondiale contre la traite des personnes, tout particulièrement de
l’assistance technique qu’il fournit aux États Membres qui en font la demande en
vue de l’application de la Convention des Nations Unies contre la criminalité
transnationale organisée et de son protocole additionnel visant à prévenir, réprimer
et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, en
exploitant les outils existants de renforcement des capacités, les enseignements tirés
de l’expérience des États Membres et les connaissances spécialisées d’autres
organisations internationales,
Consciente du fait qu’il faut continuer de promouvoir l’établissement d’un
partenariat mondial contre la traite des personnes et d’œuvrer à la mise en place
d’une approche renforcée, globale et coordonnée pour prévenir et combattre la traite
et pour protéger et aider les personnes qui en sont victimes au moyen de dispositifs
nationaux, régionaux et internationaux adaptés,
Consciente également de l’importance que revêtent les mécanismes et
initiatives de coopération bilatérale, sous-régionale, régionale et internationale,
notamment l’échange d’informations sur les bonnes pratiques, mis en place par les
gouvernements et les organisations intergouvernementales et non gouvernementales
pour faire face au problème de la traite des personnes, en particulier des femmes et
des enfants,
Soulignant qu’il faut faire en sorte que les victimes de la traite ne soient pas
incarcérées et poursuivies, même lorsque les États ne disposent pas de procédures
officielles leur permettant d’identifier les victimes ou que ces procédures son t
inadaptées,
Consciente du fait qu’une large coopération internationale entre les États
Membres et les organisations intergouvernementales et non gouvernementales
compétentes est indispensable pour lutter efficacement contre la menace que
représentent la traite des personnes et les autres formes contemporaines d’esclavage,
Sachant que les victimes de la traite sont souvent l’objet de formes multiples
de discrimination et de violence, en raison notamment de leur sexe, de leur âge,
d’un handicap, de leur appartenance ethnique, de leur culture et de leur religion,
ainsi que de leur nationalité et de leur origine sociale, que ces formes de
discrimination peuvent à leur tour aggraver la traite des personnes et que les femmes
et les enfants qui n’ont pas de nationalité ni d’acte de naissance sont
particulièrement exposés à la traite des personnes,
Soulignant qu’il faut promouvoir et protéger les droits des victimes de la traite
des personnes et leur rendre leur place dans la société, notamment en tenant compte,
s’il y a lieu, des recommandations relatives aux principes et directives concernant
les droits de l’homme et la traite des êtres humains 13 et des observations faites à leur
sujet par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, ainsi que
des Principes directeurs du Fonds des Nations Unies pour l’enfance pour la
protection des droits des enfants victimes de la traite,
Se félicitant de l’action menée par les États Membres, les organismes des
Nations Unies, les organisations internationales, les associations de la société civile
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E/2002/68/Add.1.