A/76/302 reprise par des athlètes de football et de basket-ball dans différents pays. Aux ÉtatsUnis, la Women’s National Basketball Association a fait de l’exigence d’une justice sociale un élément central de ses activités publiques, notamment en organisant des actions et en arborant des vêtements siglés « Black Lives Matter ». E. Source persistante d’inquiétude : « Si vous ne nous comptez pas, nous ne comptons pas ». 54. Plusieurs États ont inclus des questions relatives à l’auto -identification des personnes d’ascendance africaine dans leurs recensements nationaux, et des études et enquêtes de grande envergure sur les disparités raciales fortement enracinées ont été menées en Europe et en Amérique latine 39. Dans les pays disposant de données ventilées par race, il a été possible de mettre en évidence le problème du racisme institutionnel et des disparités raciales, et de s’y attaquer. Dans les pays qui n’en disposent pas, leur absence est un facteur important qui masque la discrimina tion systémique dont sont victimes les personnes d’ascendance africaine. La crise sanitaire due à la COVID-19 en a été une parfaite illustration. Rares sont les États qui ont publié dès le début des données ventilées par race ; même ceux qui avaient pour habitude de conserver de telles données ou de faciliter l’auto -identification raciale dans les documents administratifs n’ont pas traité ces informations ni révélé sur -lechamp des données fondées sur la race lors de la pandémie de COVID -19, opposant souvent une fin de non-recevoir ou n’acceptant finalement de le faire qu’en réponse aux sollicitations de la société civile. Cette situation est particulièrement préoccupante car il a été établi presque immédiatement que la pandémie affecterait de façon démesurée les personnes d’ascendance africaine dans le monde entier – et c’est du reste ce qui s’est produit. 55. Dans certains États, il a de ce fait été difficile, faute de données ventilées et de volonté politique, de veiller à ce que les personnes d’ascendance afr icaine profitent des mesures en faveur du développement et des réformes. En Argentine, par exemple, l’occultation des Afro-Argentins dans le discours politique et le manque de données pertinentes ventilées par race les a empêchés de sortir de leur conditio n de migrants et de s’épanouir au sein de la société. VI. Conclusions et recommandations 56. Le Groupe de travail remercie les États Membres, ainsi que les représentants des organisations internationales et de la société civile pour leur participation active. Il remercie également les orateurs invités pour leurs observations et analyses. A. Conclusions 57. Les personnes d’ascendance africaine sont depuis longtemps confrontées au racisme systémique et à la discrimination raciale qu’exercent à leur encontre les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, en dépit des engagements pris en faveur de l’égalité. Il convient donc de prendre sans délai des mesures collectives pour combattre efficacement les causes profondes d’inégalité, d’iniquité et d’impunité. En dépit des différences considérables entre les pays en termes de développement et de culture, les personnes d’ascendance africaine doivent partout faire face à des problèmes communs, notamment le racisme et la discrimination structurelle, les inégalités socio-économiques, l’exclusion, la marginalisation et __________________ 39 20/26 Pour plus d’informations sur les données au service de la justice raciale, voir A/HRC/42/59. 21-11641

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