A/RES/57/223 de renforcer la participation des pays en développement et des pays à économie en transition à la prise des décisions et à l’établissement des normes dans le domaine économique sur le plan international ; 22. Souligne que la responsabilité fondamentale de la réalisation de tous les droits de l’homme incombe à l’État, et réaffirme que les États sont responsables au premier chef de leur propre développement économique et social et qu’on ne saurait trop insister sur le rôle des politiques et des stratégies de développement nationales ; 23. Reconnaît que, au niveau national, une bonne gouvernance et la primauté du droit sont, pour tous les États, de nature à leur faciliter la promotion et la protection des droits de l’homme, y compris du droit au développement, et apprécie les efforts que font actuellement les États pour définir et renforcer les pratiques de bonne gouvernance, parmi lesquelles un mode de gouvernement transparent, responsable, assorti d’une obligation de rendre des comptes et participatif, qui répondent à leurs besoins et aspirations et leur soient adaptées, en s’inscrivant notamment dans le cadre d’approches du développement, du renforcement des capacités et de l’assistance technique qui soient concertées et fondées sur le partenariat ; 24. Reconnaît également que le rôle important des femmes et leurs droits, ainsi que l’application d’une démarche sexospécifique doivent être pris en compte dans une optique intersectorielle dans le processus de réalisation du droit au développement, et note en particulier la relation positive qui existe entre, d’une part, l’éducation des femmes et leur participation dans des conditions d’égalité aux activités civiles, politiques, économiques, sociales et culturelles de la communauté et, de l’autre, la promotion du droit au développement ; 25. Souligne la nécessité d’intégrer à toutes les politiques et tous les programmes les droits des enfants, ceux des filles comme des garçons, et d’assurer la protection et la promotion de ces droits, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation et en ce qui concerne le plein épanouissement de leurs potentialités ; 26. Reconnaît que des mesures doivent être prises aux niveaux national et international pour lutter contre le virus de l’immunodéficience humaine et le syndrome d’immunodéficience acquise (VIH/sida) et d’autres maladies contagieuses, en tenant compte des efforts et des programmes en cours ; 27. Reconnaît également la nécessité, au niveau national, de partenariats forts avec les organisations de la société civile, y compris celles du secteur privé, pour poursuivre les objectifs d’élimination de la pauvreté et de développement, ainsi que de bonne gestion des entreprises ; 28. Se déclare profondément préoccupée par la corruption croissante au niveau des entreprises, en particulier par les incidents inquiétants qui se sont produits récemment, qui ont des répercussions négatives sur la pleine réalisation des droits de l’homme et portent atteinte à la réalisation du droit au développement ; 29. Souligne qu’il est urgent de prendre des mesures concrètes, y compris le rapatriement, dans les pays d’origine, des avoirs et fonds acquis illégalement, pour lutter contre toutes les formes de corruption aux niveaux national et international, et souligne l’importance d’une volonté politique réelle de la part de tous les gouvernements, dans le cadre d’une structure juridique solide ; 5

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