Santé mondiale et politique étrangère : s’occuper de la santé
des plus vulnérables pour une société inclusive
A/RES/72/139
Soulignant également le rôle fondamental que l’Organisation mondiale de la
Santé, institution spécialisée des Nations Unies chargée de la santé, qui agit comme
chef de file en contribuant à faire appliquer le Règlement sanitaire international,
joue en favorisant la coordination des interventions sanitaires mondiales afin de
renforcer les systèmes de santé et de donner à ses États membres les moyens
d’obtenir de meilleurs résultats dans le domaine de la santé, notamment en prenant
des mesures de santé publique, en favorisant également la protection de la santé, y
compris la réponse internationale aux épidémies et aux situations d’urgence ayant
des conséquences sanitaires, et la promotion de la santé, et en agissant sur les
déterminants sociaux, économiques, comportementaux et environnementaux de la
santé, l’objectif étant de promouvoir la santé physique et mentale et le bien-être de
tous à tout âge, en accordant une attention particulière à l’amélioration de la santé
des plus vulnérables,
1.
Accueille avec satisfaction la note du Secrétaire général transmettant les
rapports du Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé sur la mise en
œuvre des mesures immédiates et du plan d’action quinquennal de la Commission
de haut niveau sur l’emploi dans le secteur de la santé et la croissance économique,
et sur la santé mondiale et la politique étrangère 12, et l’adoption le 29 mai 2017 par
la soixante-dixième Assemblée mondiale de la Santé du plan d’action quinquennal
pour l’emploi en santé et la croissance économique inclusive (2017 -2021) 13 ;
2.
Demande une fois encore qu’une attention accrue soit accordée à la
santé, caractérisée par un état de bien-être physique, mental et social total et
constituant une question intersectorielle de politique générale figurant au premier
rang des préoccupations de la communauté internationale, dans la mesure où elle est
à la fois un préalable, un résultat et un indicateur des trois dimensions du
développement durable, et que l’on reconnaisse que pour remédier aux problèmes
sanitaires mondiaux, il faut que les organismes publics aient des politiques
cohérentes et mènent une action concertée, soutenue et intersectorielle ;
3.
Prie instamment les États Membres de respecter, de protéger et de
défendre le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, en
accordant une attention particulière aux besoins sanitaires des plus vulnérables, et
d’envisager la santé de manière globale, notamment lorsqu’ils définissent leur
politique étrangère ;
4.
Se félicite des travaux que l’Équipe spéciale pour les crises sanitaires
mondiales a menés pour appuyer et suivre la mise en œuvre des recommandations
figurant dans le rapport du Groupe de haut niveau sur l’action mondiale face aux
crises sanitaires 14 et qu’elle a conclus en juillet 2017, et de l’approbation des
procédures d’activation du niveau 3 en cas de maladies infectieuses, établies à
l’intention des acteurs humanitaires en cas d’urgences infectieuses de grande
ampleur dans les contextes humanitaires, et prie le Secrétaire général de faire
régulièrement le point sur les recommandations de l’Équipe spéciale, en
consultation étroite avec le Directeur général de l’Organisation mondiale de la
Santé, en s’attachant particulièrement à la préparation aux crises sanitaires et à leur
prévention ;
5.
Engage les États Membres et le système des Nations Unies à aider
efficacement de toute urgence les pays touchés par l’épidémie de choléra à renforcer
leurs systèmes de santé, d’approvisionnement en eau et d’assainissement afin
d’éradiquer cette maladie ;
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13
14
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A/72/378.
Organisation mondiale de la Santé, document WHA70/2017/REC/1, annexe 2.
Voir A/70/723.
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