A/RES/58/17 3. Se félicite de l’adoption, le 17 octobre 2003, par la Conférence générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, de la Déclaration concernant la destruction intentionnelle du patrimoine culturel ; 4. Réaffirme l’importance des principes et dispositions de la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé 1 , et invite les États Membres qui ne l’ont pas encore fait à devenir parties à la Convention et à en faciliter l’application ; 5. Réaffirme également l’importance du deuxième Protocole relatif à la Convention, adopté à La Haye le 26 mars 1999, et invite tous les États parties à la Convention à envisager de devenir parties au Protocole ; 6. Se félicite des efforts déployés récemment par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture pour protéger le patrimoine culturel de pays en conflit, notamment pour obtenir le retour à ces pays, dans la sécurité, des biens culturels et autres articles d’importance religieuse, scientifique, culturelle, historique et archéologique qui leur ont été illicitement enlevés, et demande à la communauté internationale de contribuer à ces efforts ; 7. Invite les États Membres à envisager d’adopter et d’appliquer la Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels2 ; 8. Prie instamment les États Membres de prendre aux niveaux international et national des mesures efficaces pour prévenir et combattre le trafic de biens culturels, notamment par une formation spéciale des services frontaliers, des douanes et de police ; 9. Réaffirme l’importance des dispositions de la Convention sur les biens culturels volés ou illicitement exportés 4 de l’Institut international pour l’unification du droit privé, et invite les États Membres qui ne l’ont pas encore fait à envisager de devenir parties à cette convention ; 10. Invite les États Membres, agissant en coopération avec l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, à continuer de dresser des inventaires systématiques de leurs biens culturels et d’œuvrer à la création d’une base de données sur leurs législations culturelles, notamment sous forme électronique ; 11. Appuie les efforts déployés par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture afin de promouvoir l’usage de systèmes d’identification, notamment l’application de la norme Object-ID, et d’encourager l’établissement de liens entre ces systèmes et les bases de données existantes, y compris celle de l’Organisation internationale de police criminelle – Interpol, pour permettre la transmission électronique de l’information en vue de réduire le trafic de biens culturels, et incite l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture à poursuivre son action en ce sens, le cas échéant avec la coopération des États Membres ; 12. Constate que l’année 2002, Année des Nations Unies pour le patrimoine culturel, a été marquée par une prise de conscience de l’opinion publique et par une intensification de la mobilisation et de l’action en faveur du patrimoine et des valeurs qu’il représente, et demande à la communauté internationale et à l’Organisation des Nations Unies de continuer à coopérer avec l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture sur la base du travail ainsi accompli ; 3

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