A/RES/56/231
Aung San Suu Kyi, et espère que ces contacts seront étendus, le moment venu, aux
représentants des minorités ethniques, notamment, ce qui faciliterait une
réconciliation nationale aussi large que possible et le rétablissement de la démocratie ;
Se déclare préoccupée par la lenteur des progrès réalisés dans les
6.
pourparlers entre le Gouvernement du Myanmar et la Secrétaire générale de la Ligue
nationale pour la démocratie, Aung San Suu Kyi, et souhaite vivement que
l’intensification et l’approfondissement des mesures de confiance contribuent à
assurer l’irréversibilité du processus démocratique ;
7.
A conscience des mesures prises par le Gouvernement du Myanmar pour
permettre à l’opposition de reprendre des activités politiques, notamment la
réouverture de certaines sections locales des partis politiques et la suspension de la
campagne négative menée par les médias, mais se déclare gravement préoccupée par
les sévères restrictions, à la fois inutiles et discriminatoires qui continuent de peser
sur les partis politiques, portant atteinte à leur liberté de réunion, d’association,
d’expression, d’information et de mouvement, comme l’a noté le Rapporteur
spécial, ainsi que par l’utilisation par le Gouvernement de méthodes d’intimidation
telles que la détention arbitraire et les abus du système juridique, et demande le
rétablissement rapide des droits et libertés politiques ;
Note qu’une série d’ateliers sur les droits de l’homme a été organisée
8.
pour faire connaître les normes dans ce domaine aux fonctionnaires de l’État et
encourage le Gouvernement du Myanmar à élargir la participation à ces ateliers afin
que l’information ainsi assurée et sa mise en pratique puissent servir à tous les
citoyens du Myanmar ;
Note également que le Gouvernement du Myanmar a créé un comité
9.
national des droits de l’homme et l’encourage à faire adopter à ce comité les
Principes concernant le statut des institutions nationales pour la promotion et la
protection des droits de l’homme, qui font l’objet de l’annexe à la résolution 48/134
de l’Assemblée générale, en date du 20 décembre 1993 (Principes de Paris) ;
10. Se félicite de la remise en liberté d’un certain nombre de militants
politiques démocrates et invite instamment le Gouvernement du Myanmar à libérer
tous les autres dirigeants politiques encore détenus et tous les prisonniers politiques,
y compris les journalistes, afin de garantir leur intégrité physique et de leur
permettre de participer au processus de réconciliation nationale ;
11. Note avec satisfaction que la coopération a été maintenue avec le Comité
international de la Croix-Rouge, lequel a ainsi pu communiquer avec les détenus et
leur rendre visite conformément à ses règles de travail, et espère que ce programme
sera poursuivi ;
12. Note avec satisfaction également que la plupart des cours universitaires
ont repris, mais demeure préoccupée par le fait que le droit à l’éducation reste
limité, souvent pour des raisons politiques, par la réduction de la durée de l’année
universitaire, par la division et la dispersion de la population étudiante dans des
campus éloignés et par l’insuffisance des allocations de ressources ;
13. Demande instamment au Gouvernement du Myanmar de prendre
d’urgence des mesures concrètes en vue du rétablissement de la démocratie,
conformément à la volonté exprimée par la population lors des élections
démocratiques qui ont eu lieu en 1990 et, à cette fin, d’élargir les pourparlers
engagés avec la Secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie, Aung
San Suu Kyi, pour ouvrir la voie à un véritable dialogue de fond avec tous les
dirigeants des partis politiques et des minorités ethniques et, de ce fait, parvenir à la
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