A/RES/55/65
les systèmes socioéconomiques et politiques, la stabilité, la sécurité et la souveraineté nationales d’un grand nombre d’États, en particulier les États impliqués dans
des conflits et des guerres, et craignant que le trafic de drogues ne rende plus
difficile la solution des conflits,
Vivement alarmée par la violence et le pouvoir économique qu’exercent les
organisations criminelles et les groupes terroristes qui se livrent au trafic de drogues
et autres activités criminelles telles que le blanchiment de l’argent et le trafic illicite
d’armes, de précurseurs et de produits chimiques essentiels ainsi que par le développement des relations transnationales entre ces organisations et groupes, et estimant
qu’une coopération internationale et la mise en œuvre de stratégies efficaces fondées
sur les conclusions de la vingtième session extraordinaire de l’Assemblée générale
s’imposent pour venir à bout des activités criminelles transnationales sous toutes
leurs formes,
Notant avec une vive préoccupation, partout dans le monde, le recours accru
aux mineurs pour la production et le trafic illicites de stupéfiants et de substances
psychotropes ainsi que l’augmentation du nombre d’enfants et de jeunes qui
commencent à se droguer de plus en plus tôt et leur accès à des substances dont ils
n’usaient pas auparavant,
Alarmée par la rapidité et l’ampleur de l’accroissement, dans de nombreux
pays, de la fabrication, du trafic et de la consommation illicites de drogues
synthétiques, en particulier chez les jeunes, et par la forte probabilité que les
stimulants du type amphétamines, méthamphétamines et amphétamines en particulier, deviennent les drogues de prédilection des usagers au XXI e siècle,
Persuadée que la session extraordinaire a grandement contribué à l’élaboration
d’un nouveau cadre global de coopération internationale prévoyant une approche
intégrée et équilibrée et comportant des stratégies, mesures, méthodes, activités
pratiques et buts et objectifs spécifiques à atteindre que tous les États, le système
des Nations Unies et d’autres organisations internationales doivent mettre en œuvre
au moyen d’actions concrètes et qu’il conviendrait d’inviter les institutions
financières internationales, telles que la Banque mondiale, et les banques régionales
de développement à inclure dans leurs programmes des mesures de lutte contre le
problème mondial de la drogue en tenant compte des priorités de chaque État,
Réaffirmant l’importance de l’engagement pris par les États Membres
s’agissant d’atteindre les objectifs fixés pour 2003 et 2008, tels qu’ils sont définis
dans la Déclaration politique adoptée par l’Assemblée générale à sa vingtième
session extraordinaire, et se félicitant des principes directeurs sur la présentation de
rapports concernant la suite donnée à la vingtième session extraordinaire adoptés par
la Commission des stupéfiants à la reprise de sa quarante-deuxième session 5,
Soulignant l’importance du Plan d’action pour la mise en œuvre de la Déclaration sur les principes fondamentaux de la réduction de la demande de drogues, qui
prévoit une approche globale, estimant que la réalisation d’un nouvel équilibre entre
la réduction de la demande et de l’offre illicites, selon le principe du partage des
responsabilités, vise à empêcher l’usage des drogues et à limiter les conséquences
néfastes de l’abus de drogues, eu égard tout spécialement aux groupes vulnérables,
en particulier les enfants et les jeunes, et constitue l’un des éléments indispensables
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Documents officiels du Conseil économique et social, 1999, Supplément no 8 (E/1999/28/Rev.1),
deuxième partie, chap. I, résolution 42/11, annexe.
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