A/HRC/RES/35/16 préoccupations et besoins spécifiques de celles et ceux qui sont exposés aux mariages d’enfants, aux mariages précoces ou aux mariages forcés dans les situations de crise humanitaire, et à combattre les normes sociales, les stéréotypes sexistes et les pratiques préjudiciables qui contribuent à l’acceptation des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés et à la poursuite de cette pratique, notamment en sensibilisant l’opinion aux préjudices subis par les victimes et au coût de cette pratique pour l’ensemble de la société ; 10. Demande aux États de promouvoir la participation constructive et la consultation active des enfants et des adolescents touchés par une crise humanitaire, spécialement des filles, pour toutes les questions qui les concernent, et de les sensibiliser à leurs droits, y compris aux effets préjudiciables des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés, par la création de lieux sûrs, de groupes de discussion et de réseaux d’entraide qui permettent aux filles et aux garçons d’obtenir des informations et d’acquérir des compétences utiles à la vie quotidienne et à l’exercice de responsabilités et leur offrent la possibilité de s’autonomiser, de s’exprimer, de participer véritablement à la prise de toutes les décisions qui les concernent et de devenir des agents du changement dans leurs communautés ; 11. Demande également aux États de promouvoir, de respecter et de protéger le droit des femmes et des filles à l’éducation en mettant davantage l’accent sur une éducation de qualité, d’assurer l’accès de tous à des services, des informations et une éducation en matière de soins de santé sexuelle et procréative conformément à la cible 3.7 du Programme 2030, et de promouvoir la scolarisation et le maintien à l’école des filles, notamment dans le secondaire, en permettant aux enfants qui ont été forcés de fuir leur foyer, leur école et leur communauté d’avoir accès à des services éducatifs, et en veillant à ce que les établissements scolaires leur offrent un environnement sûr et favorable ; 12. Exhorte les États à fournir aux enfants réfugiés et aux enfants déplacés des services de protection de l’enfance spécialisés qui tiennent compte des vulnérabilités particulières et des besoins de protection spécifiques des enfants, notamment de ceux qui ont été forcés de fuir la violence et les persécutions ou ceux qui ne sont pas accompagnés ou ont été séparés de leur famille, y compris en mettant en œuvre des moyens de protection et de lutte contre la pratique des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés ; 13. Exhorte également les États, agissant en collaboration avec les parties prenantes compétentes, à veiller à ce que les besoins humanitaires de base des populations et familles touchées, notamment en ce qui concerne l’eau potable, l’assainissement, l’alimentation, le logement, l’énergie, la santé, y compris la santé sexuelle et procréative, la nutrition, l’éducation et la protection, soient pris en compte en tant qu’éléments centraux dans l’action humanitaire, et à veiller à ce que les registres et les statistiques d’état civil fassent partie intégrante des évaluations humanitaires et à ce que les moyens de subsistance soient protégés, en reconnaissant que la pauvreté et l’absence de débouchés économiques pour les femmes et les filles font partie des facteurs qui contribuent aux mariages d’enfants, aux mariages précoces et aux mariages forcés ; 14. Exhorte en outre les États à garantir l’accès à la justice et aux mécanismes de responsabilisation et aux recours afin de faire effectivement appliquer et respecter les lois visant à prévenir et à éliminer les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés, notamment dans les situations de crise humanitaire, y compris en informant les femmes et les filles de leurs droits en vertu des lois applicables, en améliorant l’infrastructure juridique et en levant tous les obstacles à l’accès à l’assistance juridique et aux recours ; 15. Invite les États à envisager de faire figurer, selon qu’il convient, dans les plans d’action nationaux pertinents et les rapports nationaux au titre de l’Examen périodique universel, les bonnes pratiques et les mesures adoptées, ainsi que les difficultés recensées pour éliminer les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés, notamment dans les situations de crise humanitaire ; 16. Encourage les entités des Nations Unies concernées, les organisations régionales et sous-régionales, la société civile et les autres acteurs compétents ainsi que les mécanismes des droits de l’homme à continuer de collaborer avec les États et de les aider à formuler et à appliquer des stratégies et des politiques d’envergure nationale, régionale et GE.17-11708 5

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