A/HRC/RES/55/21
soulignant l’importance du dialogue, notamment du dialogue intercoréen, ainsi que de la
mobilisation et de la coopération visant à améliorer la situation des droits de l’homme et la
situation humanitaire en République populaire démocratique de Corée,
Soulignant le caractère urgent et l’importance de la question des familles séparées,
y compris les Coréens touchés dans le monde entier, préconisant à cet égard la reprise de
l’organisation de réunions pour les familles séparées, conformément à l’engagement pris, au
sommet intercoréen tenu le 19 septembre 2018, de renforcer la coopération humanitaire afin
de régler définitivement la question des familles séparées, et soulignant qu’il importe de
permettre des réunions et des contacts réguliers et permanents entre les familles séparées,
notamment par des réunions dans un lieu facilement accessible et des locaux ordinaires, une
correspondance écrite régulière, des réunions par vidéo et l’échange de messages vidéo,
conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité,
Soulignant également que la situation des droits de l’homme en République populaire
démocratique de Corée, notamment en ce qui concerne l’égalité des sexes et les droits de
toutes les femmes et les filles, y compris les adolescentes, est intrinsèquement liée à la paix
et à la sécurité internationales, étant donné que le Gouvernement de la République populaire
démocratique de Corée finance ses programmes illicites d’armes nucléaires et de missiles
balistiques en commettant des violations des droits de l’homme et des atteintes à ces droits,
par exemple en recourant au travail forcé, et notant avec préoccupation qu’une part
disproportionnée du budget de l’État est allouée aux dépenses militaires, ce qui entrave le
plein respect, la pleine protection et la pleine réalisation de droits de l’homme tels que le droit
à un niveau de vie suffisant et le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale
possible,
Réaffirmant qu’il importe que les États collaborent avec lui pleinement et de manière
constructive, notamment dans le cadre de l’Examen périodique universel et d’autres
mécanismes, aux fins de l’amélioration de leur situation dans le domaine des droits de
l’homme,
Prenant note des récentes informations selon lesquelles les frontières du pays rouvrent
progressivement, et demandant le retour sans discrimination de la communauté diplomatique,
des institutions, fonds et programmes des Nations Unies, ainsi que des organisations de la
société civile, et la reprise d’un dialogue constructif avec la communauté internationale,
1.
Condamne avec la plus grande fermeté les violations systématiques,
généralisées et flagrantes des droits de l’homme et autres atteintes à ces droits commises de
longue date et encore aujourd’hui en République populaire démocratique de Corée, et
exprime une nouvelle fois sa profonde inquiétude face aux conclusions détaillées formulées
par la Commission d’enquête dans son rapport et aux résultats des travaux de surveillance et
de collecte de données que continuent de mener le Haut-Commissariat des Nations Unies aux
droits de l’homme et la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme en
République populaire démocratique de Corée, ainsi qu’à l’évolution récente de la situation,
notamment :
a)
Le déni du droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, notamment
du droit d’adopter une religion ou une conviction, et des droits à la liberté d’opinion,
d’expression et d’association, y compris la liberté qu’a chaque personne de rechercher, de
recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de
frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de
son choix, tant en ligne que hors ligne, déni qui se manifeste par des restrictions généralisées
et draconiennes, dont un monopole absolu sur l’information et un contrôle total de la vie
sociale organisée, ainsi que par une surveillance arbitraire de l’État qui est omniprésente dans
la vie privée de tous les citoyens ;
b)
La discrimination fondée sur le système songbun, par lequel les individus sont
classés non seulement en fonction de leur naissance et de la classe sociale que leur assigne
l’État, mais aussi de leurs opinions politiques et de leur religion, qui se conjugue avec la
discrimination fondée sur le handicap et la discrimination à l’égard des femmes et des filles,
notamment l’inégalité d’accès à l’emploi, les lois et les réglementations discriminatoires et
la violence à l’égard des femmes et des filles, notamment la violence sexuelle et fondée sur
le genre ;
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GE.24-06419