A/RES/70/266
Déclaration politique sur le VIH et le sida : accélérer la riposte pour lutter
contre le VIH et mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030
privée et un renforcement de la solidarité mondiale, et nous exhortons toutes les
parties prenantes à regarnir le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose
et le paludisme au titre de la cinquième reconstitution des ressources et des
reconstitutions ultérieures ;
59 c) Nous engageons toutes les parties prenantes à combler le déficit existant
entre le montant global des ressources disponibles actuellement pour lutter contre le
VIH et le sida et celui qui sera nécessaire pour atteindre les cibles définies dans la
stratégie d’accélération de la riposte d’ici à 2020 ;
59 d) Nous réaffirmons notre ferme volonté de mettre en œuvre dans leur
intégralité et en temps voulu les grandes orientations et les mesures concrètes
retenues dans le Programme d’action d’Addis-Abeba afin de combler le déficit
concernant les ressources à consacrer au niveau mondial à la lutte contre le VIH et
le sida et de financer intégralement les mesures qui seront prises afin de mettre fin à
l’épidémie de sida d’ici à 2030 ; le Programme d’action d’Addis-Abeba couvre les
questions suivantes : les ressources publiques intérieures, les entreprises privées et
les finances intérieures et internationales, la coopération internationale pour le
développement, le commerce international, moteur du développement, la dette et la
viabilité de la dette, le règlement des problèmes systémiques, la science, la
technologie, l’innovation et le renforcement des capacités, les données, le contrôle
et le suivi ;
59 e) Nous estimons que, dans tous les pays, les politiques publiques et la
mobilisation des ressources intérieures, selon le principe de l’appropriation
nationale, sont un aspect essentiel de notre quête commune du développement
durable et donc des objectifs de développement durable, et nous deme urons résolus
à renforcer encore la mobilisation et la bonne utilisation des ressources intérieures ;
59 f) Nous savons que l’entreprise privée, l’investissement et l’innovation sont
d’importants moteurs de la productivité et donc d’une croissance économiq ue
inclusive et de la création d’emplois et que les flux d’investissements privés, en
particulier l’investissement étranger direct et un système financier international
stable, sont des compléments essentiels des efforts de développement national ;
59 g) Nous sommes conscients que le financement international public joue un rôle
important en complément des efforts faits par les pays pour mobiliser des ressources
publiques intérieures, s’agissant en particulier des pays les plus pauvres et
vulnérables dont les ressources intérieures sont modestes ; un soutien international
plus ample et plus efficace, y compris sous forme de ressources financières assorties
ou non de conditions préférentielles, est essentiel ;
59 h) Nous réaffirmons qu’il demeure crucial que les engagements en matière
d’aide publique au développement (APD) soient honorés ; les fournisseurs d’aide
publique au développement réaffirment les engagements qu’ils ont pris en la
matière, notamment celui pris par de nombreux pays développés d’atteindre
l’objectif consistant à consacrer 0,7 pour cent de leur revenu national brut (RNB) à
l’APD et à en consacrer entre 0,15 pour cent et 0,20 pour cent à l’aide aux pays les
moins avancés ; nous jugeons encourageant qu’un petit nombre de pays aient atteint
ou dépassé l’objectif consistant à consacrer 0,7 pour cent de leur RNB à l’APD et
entre 0,15 pour cent et 0,20 pour cent à l’aide destinée aux pays les moins avancés ;
nous exhortons tous les autres pays à redoubler d’efforts en vue d’accroître leur
APD et à faire des efforts concrets supplémentaires en vue d’atteindre les objectifs
y relatifs ; nous nous félicitons que l’Union européenne ait décidé de réaffirmer
l’engagement collectif qui a été pris d’atteindre l’objectif consistant à consacrer
0,7 pour cent du RNB à l’APD dans les délais prescrits par le Programme de
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