Déclaration politique sur le VIH et le sida : accélérer la riposte pour lutter
contre le VIH et mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030
A/RES/70/266
développement durable à l’horizon 2030 et de s’engager à atteindre collectivement
et à court terme l’objectif consistant à consacrer entre 0,15 pour cent et
0,20 pour cent du RNB à l’aide destinée aux pays les moins avancés, en visant
l’objectif de 0,20 pour cent dans les délais prescrits par le Programme 2030 ; nous
encourageons les fournisseurs d’aide publique au développement à envisager de se
donner pour objectif de consacrer au moins 0,20 pour cent de leur RNB à l’aide
destinée aux pays les moins avancés ;
59 i) Nous considérons que la coopération Sud-Sud est un élément important de la
coopération internationale pour le développement en ce qu’elle complète, sans la
remplacer, la coopération Nord-Sud ; nous sommes conscients de l’importance
qu’elle a prise et de ses particularités, notamment d’un point de vue historique, et
nous soulignons qu’elle devrait être considérée comme l’expression d’une solidarité
entre les peuples et les pays du Sud, fondée sur leurs expériences et objectifs
communs ; elle doit continuer d’être guidée par les principes du respect de la
souveraineté nationale, de la maîtrise et de l’indépendance nationales, de l’égalité,
de la non-conditionnalité, de la non-ingérence dans les affaires intérieures et des
avantages mutuels ;
59 j) Nous nous félicitons que la coopération Sud -Sud contribue davantage à
l’élimination de la pauvreté et au développement durable ; nous encourageons les
pays en développement à intensifier volontairement leurs efforts pour renforcer cette
coopération et continuer d’améliorer son efficacité sur le plan du développement
conformément aux dispositions du document final de Nairobi adopté par la
Conférence de haut niveau des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud 27 ; nous
nous engageons également à renforcer la coopération triangulaire en tant que moyen
de mettre les données d’expérience et les compétences pertinentes au service de la
coopération pour le développement ;
59 k) Nous estimons qu’il faut régler d’urgence les problèmes de surendettement
auxquels font face de nombreux pays parmi les moins avancés et de nombreux petits
États insulaires en développement et qu’un endettement viable permet aux pays qui
sont radiés de la liste des pays les moins avancés de connaître une transition sans
heurt ; nous considérons qu’il est nécessaire d’aider les pays en développement à
rendre leur dette viable à long terme au moyen de politiques concertées visant à
faciliter le financement, l’allégement, la restructuration ou la gestion appropriée de
la dette, selon le cas, et nous continuerons à aider les pays qui remplissent toujours
les conditions de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés et qui
s’efforcent de mener à bien les activités prévues dans le cadre de l’Initiative ;
59 l) Nous restons préoccupés par les effets des flux financiers illicites, qui privent
de ressources les pays touchés par le VIH et le sida ; ces flux nuisent à la
mobilisation des ressources nationales et à la viabilité de s finances publiques ; les
activités qui sous-tendent les flux financiers illicites, comme la corruption, les
malversations, la fraude, l’évasion fiscale, le recours aux paradis fiscaux qui incitent
à transférer à l’étranger les avoirs volés, le blanchiment d’argent et l’exploitation
illégale des ressources naturelles, sont également préjudiciables au développement ;
nous soulignons qu’il importe de conjuguer nos efforts, y compris en intensifiant la
coopération internationale, pour endiguer la corruption et identifier, geler et
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Résolution 64/222, annexe.
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