Déclaration politique sur le VIH et le sida : accélérer la riposte pour lutter contre le VIH et mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030 A/RES/70/266 menace pour la généralisation de moyens efficaces de traitement et de prévention du VIH ; 35. Nous constatons avec une vive inquiétude la faiblesse inacceptable des taux de dépistage et de traitement du virus chez les enfants des pays en développement, qui tout comme les adultes se heurtent à des obstacles sociaux et structurels, et rencontrent aussi des obstacles propres à leur âge, y compris les faibles taux de diagnostic précoce du nourrisson, l’inadaptation des activités de dépistage hors prévention de la transmission materno-fœtale, le temps qu’il faut pour obtenir les résultats d’analyses, la mauvaise prise en charge médicale initiale de l’enfant, l’absence de formation des soignants au dépistage, au traitement et à la prise en charge pédiatriques du VIH, les problèmes d’observance thérapeutique à long terme, le nombre limité ou le manque de préparations pédiatriques efficaces po ur le traitement antirétroviral dans certains pays ou régions, la stigmatisation et la discrimination et l’absence de protection sociale adéquate pour les enfants et les aidants familiaux ; 36. Nous constatons que des progrès ont été accomplis depuis le lancement du Plan mondial pour éliminer les nouvelles infections à VIH chez les enfants à l’horizon 2015 et maintenir leurs mères en vie : 2011-2015, notamment qu’environ 85 pays sont en passe d’éliminer la transmission de la mère à l’enfant, mais nous faisons observer qu’il ne faut pas relâcher les efforts ; 37. Nous réaffirmons que, dans le contexte d’épidémies telles que le VIH et le sida, l’accès de tous, sans discrimination, à des médicaments et à des produits sûrs et efficaces d’un coût abordable est fondamental pour que chacun puisse exercer son droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, mais nous constatons avec une vive préoccupation qu’un grand nombre de personnes n’a pas accès aux médicaments et que certains facteurs, comme la pauvreté et les migrations, le manque d’accès aux services et le financement insuffisant et imprévisible, surtout pour les laissés-pour-compte, continuent de menacer la possibilité de fournir tout au long de la vie un traitement contre le VIH qui soit sûr et efficace et d’un coût abordable et nous soulignons que l’accès aux médicaments permettrait de sauver des millions de vies ; 38. Nous nous félicitons que le nombre de décès de personnes vivant avec le VIH ait diminué dans certains pays, en particulier le nombre de décès liés à la tuberculose, ce nombre ayant baissé de 32 pour cent depuis 2004, mais nous nous inquiétons de constater que, parmi ces personnes, la tuberculose reste la principale cause de décès, que l’hépatite virale est une cause importante de mauvaise santé et de mortalité, et que la syphilis congénitale continue de toucher un grand nombre de femmes enceintes risquant d’être infectées par le VIH et de nourrissons ; 39. Nous nous déclarons vivement préoccupés par le fait que les jeunes âgés de 15 à 24 ans représentent plus d’un tiers de tous les nouveaux cas d’infection à VIH chez les adultes, 2 000 d’entre eux étant infectés chaque jour, et que le nombre de décès liés au sida chez les adolescents augmente, ce qui fait du sida la deuxième cause de décès chez les adolescents dans le monde, et nous notons que la plupart des jeunes ont un accès limité à une éducation de qualité, à des aliments nourrissants, à un emploi décent et à des équipements de loisir, ainsi qu’à des services et programmes de santé sexuelle et procréative qui leur offrent l es produits, les compétences, les connaissances et les moyens dont ils ont besoin pour se protéger, que 36 pour cent seulement des jeunes hommes et 28 pour cent des jeunes femmes (âgés de 15 à 24 ans) savent véritablement ce qu’est le VIH et que les lois e t politiques excluent dans certains cas les jeunes de l’accès aux soins de santé 9/31

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