Santé mondiale et politique étrangère : des systèmes de santé
plus résilients grâce à des soins abordables pour tous
A/RES/75/130
primaires, en utilisant des moyens de financement novateurs et en se préparant aux
pandémies grâce à une collaboration étroite entre les autorités compétentes, les
partenariats public-privé, la société civile, les milieux universitaires et le secteur de
la philanthropie ;
8.
Demande aux États Membres de s’employer à relever les défis que sont la
prévention et la lutte contre les flux financiers illicites et à renforcer la coopération
internationale et les bonnes pratiques en matière de restitution et de recouvrement des
avoirs, et affirme qu’il est prioritaire de lutter contre toutes les formes de corruption
à tous les niveaux et que la corruption nuit gravement à l’efficacité de la mobilisation
et de l’affectation des ressources et détourne des ressources d’activités qui sont
cruciales pour éliminer la pauvreté et promouvoir un développement durable, risquant
ainsi de compromettre les efforts déployés pour parvenir à une couverture sanitaire
universelle ;
9.
Demande instamment aux États Membres de renforcer encore la qualité, la
capacité, l’accessibilité et le caractère abordable des systèmes de santé pour tous en
améliorant les mesures de santé publique fondées sur des données factuelles, en
développant le personnel de santé et en facilitant l’accès de toute la population à des
services de santé essentiels de qualité et à des médicaments, vaccins, moyens de
diagnostic et autres technologies sanitaires indispensables qui soient sûrs, efficaces,
de qualité et abordables, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement, la
distribution et la disponibilité, ainsi que les infrastructures, les systèmes
d’information, les plans de préparation et d’intervention et la prestation des services ;
10. Invite les États Membres à promouvoir des stratégies nationales cohérentes
et coordonnées pour fournir des services de santé essentiels qui soient sûrs, efficaces,
de qualité et d’un coût abordable, en vue d’atténuer les effets des situations d’urgence
sanitaire et de mener une action de relèvement après ces situations ;
11. Engage les États Membres, auxquels il incombe au premier chef de lutter
contre la discrimination et les discours de haine, et toutes les parties prenantes,
y compris les dirigeants politiques et les chefs religieux, à promouvoir l’inclusion et
l’unité dans les mesures prises pour lutter contre la pandémie de COVID -19 et à
prévenir, dénoncer et combattre vigoureusement le racisme, la xénophobie, les
discours de haine, la violence, la discrimination, y compris celle fondée sur l’âge, et
la stigmatisation ;
12. Exhorte les États à garantir le respect, la protection et l’exercice de tous
les droits humains dans le contexte de la lutte contre la pandémie et à faire en sorte
que leur riposte à la COVID-19 soit pleinement conforme à leurs obligations et
engagements en matière de droits humains ;
13. Exhorte également les États à prendre toutes les mesures requises pour
assurer l’exercice par les femmes et les filles de leur droit à jouir du meilleur état de
santé physique et mentale possible, y compris en matière de santé sexuelle et
procréative, et de leurs droits en matière de procréation, conformément au Program me
d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement 15, au
Programme d’action de Beijing 16 et aux documents finals des conférences d’examen,
et à développer des systèmes de santé et des services sociaux durables, l’objectif éta nt
de garantir un accès universel et sans discrimination à ces systèmes et services ;
__________________
15
16
20-17079
Rapport de la Conférence internationale sur la population et le développement, Le Caire,
5-13 septembre 1994 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.95.XIII.18), chap. I,
résolution 1, annexe.
Rapport de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, Beijing, 4 -15 septembre 1995
(publication des Nations Unies, numéro de vente : F.96.IV.13), chap. I, résolution 1, annexe II.
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