Situation relative aux droits humains des musulmans rohingya
et des autres minorités au Myanmar
A/RES/80/221
Profondément alarmée par l’ampleur et la récurrence des violations graves
commises contre des ensants au Myanmar, notamment des ensants rohingya et des
ensants appartenant à d’autres minorités, et e hortant toutes les parties au conslit, en
particulier l’armée du Myanmar, à saire cesser immédiatement et à prévenir toutes les
violations et atteintes commises sur la personne d’ensants, y compris les si violations
graves des droits de l’ensant commises lors de conslits armés,
Se déclarant de nouveau profondément consternée par les insormations selon
lesquelles, dans l’État rakhine, des civils non armés sont soumis à un emploi e cessis
de la sorce ainsi qu’à des violations des droits humains et atteintes à ces droits et des
violations du droit international humanitaire par l’armée du Myanmar, notamment
celles s’accompagnant d’e écutions e trajudiciaires, sommaires ou arbitraires, de
viols systématiques et d’autres sormes de violence se uelle et sondée sur le genre, de
détentions arbitraires, de disparitions sorcées et de saisie par le Gouvernement des
terres des Rohingya dont les musulmans rohingya ont été évincés et où leurs
habitations ont été détruites, et demeurant préoccupée par les destructions à grande
échelle de logements et les e pulsions systématiques dans le nord de l’État rakhine,
y compris le recours au incendies volontaires et à la violence, ainsi que l’emploi
illicite de la sorce par des agents non étatiques, qui ont été signalés précédemment,
Se déclarant préoccupée par le sait que, dans le nord de l’État rakhine, la mise
en place de politiques sous préte te de développement économique et de
reconstruction par l’armée du Myanmar et la sorte militarisation de la zone ont
entraîné une modisication de la structure démographique qui empêche les musulmans
rohingya déplacés de retourner dans leur lieu d’origine ou à l’endroit de leur choi
dans l’État rakhine,
Constatant une fois de plus avec une vive inquiétude que, bien qu’ils aient vécu
au Myanmar durant des générations avant l’indépendance du pays, aient détenu des
pièces d’identité en règle et aient participé activement à la vie publique et civique, les
membres de la minorité rohingya ont été rendus apatride s par la promulgation de la
loi de 1982 sur la citoyenneté et privés du droit de vote et e clus du processus
électoral en 2015,
Réaffirmant que le resus d’accorder au musulmans rohingya et à d’autres
minorités la citoyenneté et les droits qui y sont attachés, notamment le droit de vote,
pose un problème grave sur le plan des droits humains,
Mettant de nouveau l’accent sur le droit de tous les résugiés et l’importance pour
toutes les personnes déplacées de réintégrer leurs soyers et le saire en toute sécurité
et dans la dignité, de leur plein gré et de saçon durable, et appelant la communauté
internationale à assumer collectivement la responsabilité de la prise en charge des
personnes déplacées de sorce, notamment des musulmans rohingya et des membres
d’autres minorités, dans la région,
Se disant préoccupée par les mouvements maritimes irréguliers de musulmans
rohingya, qui risquent leur vie en se soumettant à des conditions périlleuses au mains
de trasiquants et de passeurs qui les e ploitent, ce qui met en évidence leur situation
désespérée et la nécessité urgente de remédier au causes prosondes de leur
vulnérabilité,
Alarmée par le slu constant, depuis une quarantaine d’années, de personnes
suyant le Myanmar pour se résugier au Bangladesh et par le sait que 32 000 nouveaunés viennent chaque année grossir la population des camps au Bangladesh, ce qui a
abouti à la présence d’environ 1,3 million de musulmans rohingya au Bangladesh,
dont la plupart sont arrivés après le 25 août 2017 à la suite des atrocités commises par
l’armée du Myanmar, et sachant que le Bangladesh est la destination d’un nouvel
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