A/RES/62/131
avancés d’entre eux, à renforcer leurs capacités sur le plan des ressources humaines,
institutionnelles et technologiques ;
28. Souligne que la communauté internationale devra intensifier ses efforts
pour créer des conditions propices au développement social et à l’élimination de la
pauvreté par un élargissement de l’accès des pays en développement aux marchés, le
transfert de technologie à des conditions arrêtées d’un commun accord, l’aide
financière et une solution d’ensemble au problème de la dette extérieure ;
29. Reconnaît que la bonne gouvernance et la primauté du droit aux niveaux
national et international sont indispensables à une croissance économique soutenue,
au développement durable et à l’élimination de la pauvreté et de la faim ;
30. Demande instamment aux pays développés qui ne l’ont pas encore fait,
comme ils s’y sont engagés, de prendre des mesures concrètes en vue d’atteindre les
objectifs fixés, à savoir porter l’aide publique au développement en faveur des pays
en développement à 0,7 pour cent de leur produit national brut et 0,15 à
0,2 pour cent pour les pays les moins avancés, et encourage les pays en
développement à s’appuyer sur les progrès accomplis afin que l’aide publique au
développement soit utilisée avec efficacité pour contribuer à la réalisation des buts
et objectifs de développement ;
31. Félicite de leur contribution à la mobilisation de ressources au profit du
développement social les groupes d’États Membres qui ont pris des initiatives
faisant appel à des mécanismes de financement novateurs, tels ceux qui visent à
élargir l’accès des pays en développement aux médicaments à des prix abordables,
de manière durable et prévisible, en particulier la Facilité internationale d’achat de
médicaments (UNITAID), ainsi que d’autres initiatives, comme la Facilité
internationale de financement pour la vaccination, et prend note de la Déclaration de
New York du 20 septembre 2004, qui a lancé l’initiative Action contre la faim et la
pauvreté et demandé que l’on s’attache davantage à réunir les fonds nécessaires
d’urgence pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement et pour
compléter l’aide extérieure et en assurer la stabilité et la prévisibilité à long terme ;
32. Réaffirme que le développement social exige la participation active au
processus de développement de tous les acteurs, y compris les organisations de la
société civile et les grandes comme les petites entreprises, que la création de
partenariats entre tous les protagonistes fait de plus en plus souvent partie de la
coopération nationale et internationale pour le développement social et qu’à
l’échelon national les partenariats entre l’État, la société civile et le secteur privé
peuvent contribuer utilement à la réalisation des objectifs de développement social ;
33. Souligne les responsabilités incombant au secteur privé, aux niveaux
national et international, notamment aux petites et grandes entreprises et aux
sociétés transnationales, non seulement sur le plan économique et financier, mais
encore du point de vue des conséquences que leurs activités entraînent pour le
développement, la société, les femmes et l’environnement, leurs obligations à
l’égard de leurs employés et leurs contributions à la réalisation d’un développement
durable, y compris sur le plan social, et insiste sur la nécessité de prendre des
mesures concrètes en ce qui concerne la responsabilité des sociétés et leur
obligation de rendre des comptes, y compris par la participation de tous les
intéressés, à des fins, entre autres, de prévention ou de répression de la corruption ;
34. Invite le Secrétaire général, le Conseil économique et social, les
commissions régionales, les institutions spécialisées, fonds et programmes
compétents des Nations Unies et les autres instances intergouvernementales
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