A/RES/55/2
Nations Unies
Assemblée générale
Distr. générale
13 septembre 2000
Cinquante-cinquième session
Point 60, b, de l’ordre du jour
Résolution adoptée par l’Assemblée générale
[sans renvoi à une grande commission (A/55/L.2)]
55/2.
Déclaration du Millénaire
L’Assemblée générale
Adopte la Déclaration suivante:
Déclaration du Millénaire
I.
Valeurs et principes
1.
Nous, chefs d’État et de gouvernement, nous sommes rassemblés au Siège de
l’Organisation des Nations Unies à New York, du 6 au 8 septembre 2000, à l’aube
d’un nouveau millénaire, pour réaffirmer notre foi dans l’Organisation et dans sa
Charte, fondements indispensables d’un monde plus pacifique, plus prospère et plus
juste.
2.
Nous reconnaissons que, en plus des responsabilités propres que nous devons
assumer à l’égard de nos sociétés respectives, nous sommes collectivement tenus de
défendre, au niveau mondial, les principes de la dignité humaine, de l’égalité et de
l’équité. En tant que dirigeants, nous avons donc des devoirs à l’égard de tous les
citoyens du monde, en particulier les personnes les plus vulnérables, et tout
spécialement les enfants, à qui l’avenir appartient.
3.
Nous réaffirmons notre attachement aux buts et principes énoncés dans la
Charte des Nations Unies, qui ont une valeur éternelle et universelle. En fait, leur
pertinence et leur importance en tant que source d’inspiration se sont accrues avec la
multiplication des liens et le renforcement de l’interdépendance entre les nations et
les peuples.
4.
Nous sommes résolus à instaurer une paix juste et durable dans le monde entier
conformément aux buts et aux principes inscrits dans la Charte. Nous réaffirmons
notre volonté de tout faire pour assurer l’égalité souveraine de tous les États, le
respect de leur intégrité territoriale et de leur indépendance politique, le règlement
des différends par des voies pacifiques et conformément aux principes de la justice
et du droit international, le droit à l’autodétermination des peuples qui sont encore
sous domination coloniale ou sous occupation étrangère, la non-ingérence dans les
affaires intérieures des États, le respect des droits de l’homme et des libertés
fondamentales, le respect de l’égalité des droits de tous, sans distinction de race, de
sexe, de langue ou de religion et une coopération internationale en vue du règlement
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