A/RES/55/2
15. Nous nous engageons également à prendre en compte les besoins particuliers
des pays les moins avancés. À cet égard, nous nous félicitons de la convocation en
mai 2001 de la troisième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins
avancés et nous nous efforcerons d’en assurer le succès. Nous demandons aux pays
industrialisés:
• D’adopter, de préférence avant la Conférence, une politique d’admission en
franchise et hors quota pour la quasi-totalité des produits exportés par les pays
les moins avancés.
• D’appliquer sans plus de retard le programme renforcé d’allégement de la dette
des pays pauvres très endettés et de convenir d’annuler toutes les dettes
publiques bilatérales contractées par ces pays s’ils démontrent en contrepartie
leur volonté de lutter contre la pauvreté.
• D’accorder une aide au développement plus généreuse, notamment aux pays
qui font un effort sincère pour appliquer leurs ressources à la réduction de la
pauvreté.
16. Nous sommes également résolus à appréhender de façon globale et effective le
problème de la dette des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, grâce à
diverses mesures d’ordre national et international propres à rendre leur endettement
viable à long terme.
17. Nous décidons également de répondre aux besoins particuliers des petits États
insulaires en développement en appliquant, rapidement et intégralement le
Programme d’action de la Barbade 5 et les conclusions de la vingt-deuxième session
extraordinaire de l’Assemblée générale. Nous demandons instamment à la
communauté internationale de veiller à ce que, dans la mise au point d’un indice de
vulnérabilité, les besoins particuliers des petits États insulaires en développement
soient pris en compte.
18. Nous sommes conscients des besoins et problèmes particuliers des pays en
développement sans littoral, et demandons instamment aux donateurs tant bilatéraux
que multilatéraux d’accroître leur aide financière et technique à ce groupe de pays
pour les aider à satisfaire leurs besoins particuliers de développement et à surmonter
les obstacles géographiques en améliorant leurs systèmes de transport en transit.
19.
Nous décidons également:
• De réduire de moitié, d’ici à 2015, la proportion de la population mondiale
dont le revenu est inférieur à un dollar par jour et celle des personnes qui
souffrent de la faim et de réduire de moitié, d’ici à la même date, la proportion
des personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable ou qui n’ont pas les moyens
de s’en procurer.
• Que, d’ici à la même date, les enfants partout dans le monde, garçons et filles,
seront en mesure d’achever un cycle complet d’études primaires et que les
filles et les garçons auront à égalité accès à tous les niveaux d’éducation.
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Programme d’action pour le développement durable des petits États insulaires en développement
[Rapport de la Conférence mondiale sur le développement durable des petits États insulaires en
développement, Bridgetown (Barbade), 25 avril-6 mai 1994 (publication des Nations Unies, numéro de
vente: F.94.I.18 et rectificatif), chap. I, résolution 1, annexe II].
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