Activités relatives à la troisième Décennie des Nations Unies
pour l’élimination de la pauvreté (2018-2027)
A/RES/74/234
7.
Demande à la communauté internationale, notamment aux États Membres
et aux organismes du système des Nations Unies pour le développement, y compris
aux fonds, programmes et institutions spécialisées, agissant conformément à leur
mandat, de continuer à accorder la priorité absolue à l’élimination de la pauvreté,
dans le cadre du programme de développement des Nations Unies, et de s’attaquer
d’urgence, au moyen de stratégies intégrées, concertées et cohérentes à tous les
niveaux, comme le prescrivent les textes issus des grandes conférences et réunions au
sommet organisées sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies dans les
domaines économique et social et les domaines connexes, aux causes profondes de la
pauvreté et aux problèmes liés à la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses
dimensions, notamment l’extrême pauvreté, la faim et toutes les formes de
malnutrition, étant donné qu’ils constituent une entrave au développement durable, et
invite les pays donateurs, les organisations multilatérales et les autres partenaires de
développement qui sont en mesure de le faire à appuyer les effort s réels que font les
pays en développement dans ce domaine en mettant à leur disposition des moyens
financiers prévisibles et une assistance technique par des voies bilatérales et
multilatérales ;
8.
Demande également à la communauté internationale, notamment aux États
Membres, de poursuivre leur ambitieux travail de recherche de solutions
socioéconomiques durables, bénéficiant au plus grand nombre et plus équitables,
mieux équilibrées, plus stables et davantage axées sur le développement afin de
vaincre la pauvreté et, sachant que toutes les formes d’inégalité, notamment les
inégalités liées au genre et les inégalités à l’intérieur des pays et entre les pays, ont
une incidence sur la pauvreté, souligne qu’il importe de procéder à une restructuration
qui permette une industrialisation durable, profitant à tous et favorisant la création
d’emplois et la réduction de la pauvreté, d’investir dans l’agriculture durable et dans
la mise en place d’une infrastructure de qualité, fiable, durable et résiliente, y compris
une infrastructure régionale et transfrontière, pour promouvoir le développement
économique et le bien-être de l’être humain, en privilégiant un accès universel,
financièrement abordable et équitable, d’améliorer l’interconnectivité, d’assurer
l’accès à l’énergie, d’ouvrir l’accès aux services financiers, de favoriser le travail
décent dans l’économie rurale, d’élargir l’accès à un enseignement de qualité, de
favoriser des soins de santé de qualité, notamment en accélérant la transition vers un
accès équitable à la couverture sanitaire universelle, de fournir aux personnes en
situation de vulnérabilité un logement sûr et d’un coût abordable, de faire progresser
l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes et des filles, de faire en sorte
qu’un plus grand nombre de personnes bénéficient d’une protection sociale,
d’atténuer les effets des changements climatiques et de promouvoir l’adaptation à ces
changements, ainsi que de combattre les inégalités, tant à l’intérieur des pays qu’entre
les pays, et l’exclusion sociale, en particulier celle touchant les plus défavorisés ;
9.
Considère qu’il faut s’attaquer d’urgence à la question de la pauvreté sous
toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, y compris l’extrême pauvreté, la
faim, la malnutrition et l’insécurité alimentaire, ce qui aura des retombées favorables
pour la réalisation de l’ensemble des objectifs de développement durable, et
encourage la communauté internationale à renforcer la coopération internationale et
à consacrer les ressources voulues au développement des zones rurales et urbaines,
ainsi que d’une agriculture et d’une pêche durables, en vue d’aider les petits
exploitants agricoles, en particulier les agricultrices, les éleveurs et les pêcheurs des
pays en développement, notamment des pays les moins avancés ;
10. Invite toutes les parties intéressées, notamment les organismes des Nations
Unies et les organisations de la société civile, à mettre en commun les bonnes
pratiques concernant les programmes et politiques de lutte co ntre les inégalités qui
s’adressent aux populations vivant dans la pauvreté extrême et à favoriser la
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